Israël lance un site pour expliquer le « mal organisé » du Hamas lors du 7-Octobre
Instructions du Hamas pour attaquer les forces armées, "dérogations religieuses accordées par le groupe terroriste palestinien et d'autres documents figurent sur ce site officiel

À l’approche du deuxième anniversaire du 7 octobre, le ministère des Affaires de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme a lancé un nouveau site Internet baptisé « The October 7 Files: Organized Evil » (Les dossiers du 7 octobre : le mal organisé), visant à documenter et expliquer de quelle manière le massacre perpétré par le Hamas avait été préparé au fil « d’années d’endoctrinement, d’une planification méticuleuse et d’une exploitation systématique des civils ».
Ce site web, qui contient un avertissement prévenant les internautes de la présence « d’informations sensibles » pouvant être difficiles à lire ou à regarder pour certains, affirme avoir pour objectif de « révéler l’orchestration de la terreur derrière le massacre » à l’aide de « manuels, ordres et renseignements secrets » du Hamas, qui « mettent au jour le mal organisé, celui qui a fait du 7 octobre l’un des jours les plus sombres de l’histoire moderne ».
La guerre actuelle à Gaza a éclaté après le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre, au cours duquel des milliers de terroristes ont envahi Israël par voies terrestre, aérienne et maritime, tuant plus de 1 200 personnes et en prenant 251 autres en otages, pour la plupart des civils, souvent au cours d’actes d’une terrible brutalité et d’agressions sexuelles effroyables.
Quarante-huit otages sont toujours retenus à Gaza. Au moins 20 d’entre eux seraient encore en vie.
Dans une interview accordée au journal Israel Hayom, un responsable du ministère a expliqué que, alors que le monde « nous accuse de génocide », le site présente des preuves attestant qu’en réalité, c’est bien le Hamas « qui a commis un génocide le 7 octobre ».
Selon le ministère de la Santé de Gaza administré par le Hamas, le nombre de morts causées par la guerre dans la bande de Gaza a dépassé les 67 000, un chiffre toutefois invérifiable, qui ne fait pas de distinction entre civils et hommes armés.
Israël a rejeté les accusations selon lesquelles il commettrait un génocide à Gaza. L’État juif conteste également les allégations faisant état d’une famine généralisée dans l’enclave côtière – même s’il a précédemment admis qu’il existait « des problèmes d’accès à l’alimentation » dans certaines zones.
Parmi les pièces publiées par le gouvernement figurent des documents du Hamas, ainsi que des cartes indiquant les emplacements à cibler, notamment « les kibboutzim, les jardins d’enfants, les synagogues, les centres de jeunesse et d’autres lieux civils », donnant en outre pour instruction aux auteurs des attentats terroristes de « tuer autant de personnes que possible » ainsi que d’enlever des civils pour en faire des otages.
Une note rédigée à l’attention des participants à l’attaque et retrouvée sur le corps d’un terroriste insistait sur le fait que « l’ennemi » constituait une « maladie incurable », et que « le traitement consistait à trancher les têtes et à arracher les cœurs et les foies ».
De surcroît, un « Guide du combattant – Version djihad » fourni par le Hamas intimait aux membres du groupe de « semer la peur et le chaos parmi les civils, de leur attacher les mains et de leur bander les yeux, d’utiliser des décharges électriques sur les otages, et d’exécuter toute personne représentant une menace ou un sujet de distraction ».
Le site propose également des copies des guides de conversation arabe-hébreu du Hamas, où l’on trouve des expressions telles que « nous allons tuer les otages » ou « enlève ton pantalon », ainsi que des instructions détaillées sur la marche à suivre pour diffuser l’attaque en direct à l’aide de téléphones portables.
Une traduction officielle du plan opérationnel du Hamas présentée sur le site indique que, lors de la prise d’otages, la « priorité » était donnée aux « femmes et aux enfants ». De même, l’objectif d’une attaque visant un kibboutz était décrit comme étant « d’infliger le maximum de pertes humaines possibles, de prendre des otages, et d’établir des positions à l’intérieur jusqu’à nouvel ordre ».
En outre, le gouvernement a publié les « dérogations religieuses accordées par le Hamas pour permettre d’assassiner et de capturer des Juifs ou des Israéliens », précisant que les « crimes inhumains » commis par le groupe avaient été « normalisés » sur le plan de la religion par des religieux islamistes radicaux, qui avaient fourni une interprétation déformée de l’islam.
Ces dérogations, selon le ministère, « ont été émises en complément des fatwas historiques rédigées sur ce sujet, légitimant de fait le meurtre des Juifs, où qu’ils se trouvent », en référence aux décisions religieuses islamiques.
Il cite un ouvrage publié en 2015 par le Hamas, intitulé Fiqh al-Jihad w’al-Amman, qui, peut-on lire sur le site, « autorise explicitement le meurtre délibéré des femmes, des enfants et des personnes âgées ennemis si ceux-ci sont considérés comme ‘participant au combat’ par le biais d’actes de sédition, en encourageant la lutte (tahrid), en exprimant des opinions ou par toute autre forme de soutien ».
Une fatwa figurant sur le site affirme que « la société sioniste est une société armée (‘musallah’) fondée sur le vol des terres, la profanation des lieux saints et le sang. La plupart de leurs jeunes — garçons et filles — servent dans l’armée. Par conséquent, tous les occupants, parmi les Juifs, sont des combattants, sans distinction entre les hommes, les femmes, les personnes âgées ou les jeunes. Ils peuvent donc être tués au combat ou considérés comme des prisonniers de guerre s’ils sont capturés vivants. »
« Le pogrom du 7 octobre n’était pas une éruption spontanée de violence. C’était le résultat d’années de préparation, d’endoctrinement et d’exploitation systématique des civils. Le Hamas a associé entraînement militaire à l’étranger, décrets religieux et manuels opérationnels avec une collecte détaillée de renseignements pour organiser une attaque sans précédent contre les communautés israéliennes », explique le site web, qui dénonce « l’utilisation par le Hamas d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées et même d’institutions humanitaires comme autant de boucliers ».
« Au lendemain du 7 octobre, le Hamas s’est efforcé de manipuler l’opinion publique mondiale, tout en poursuivant son exploitation des civils de Gaza », souligne le site, opposant le Hamas à Israël qui, selon lui, a collaboré avec « des partenaires internationaux pour étendre les couloirs humanitaires, les hôpitaux de campagne et l’acheminement de l’aide, tout en faisant face à une augmentation du nombre d’otages, de personnes disparues et de morts parmi les civils ».







