Israël : Le Hamas paiera le « prix fort » si les violences à Gaza continuent
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Israël : Le Hamas paiera le « prix fort » si les violences à Gaza continuent

Netanyahu et Liberman, critiqués pour avoir approuvé une trêve suite aux flambées du week-end, ont indiqué que les actions hostiles depuis Gaza ne seront pas tolérées

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la rencontre hebdomadaire du gouvernement au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 15 juillet 2018 (Crédit :  Alex Kolomoisky/POOL YEDIOTH AHRONOTH)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la rencontre hebdomadaire du gouvernement au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 15 juillet 2018 (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL YEDIOTH AHRONOTH)

Les responsables israéliens ont mis en garde dimanche le Hamas contre la poursuite des hostilités, et notamment contre le lancement de cerfs-volants et ballons incendiaires, ainsi que de drones, à la fin d’un week-end marqué par l’un des plus important conflit survenu le long de la frontière de Gaza depuis des années.

S’exprimant lors de la rencontre hebdomadaire du cabinet, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué que le Hamas a été frappé « de manière substantielle et dure », promettant que les terroristes palestiniens subiraient les conséquences de leurs attaques contre l’Etat juif.

« Notre politique est claire : Ceux qui nous frapperont, nous les frapperons en retour en usant d’une grande force. C’est ce que nous avons fait hier. L’armée israélienne a infligé le coup le plus dur au Hamas depuis l’opération Bordure protectrice. J’espère qu’ils ont compris le message et si ce n’est pas le cas, ils le comprendront plus tard », a déclaré le Premier ministre.

« J’ai entendu qu’on disait qu’Israël a convenu d’un cessez-le-feu qui permettrait la continuation du terrorisme à l’aide des cerfs-volants et des ballons incendiaires. Ce n’est pas vrai. Nous ne sommes prêts à accepter aucune attaque contre nous et nous y répondrons de manière appropriée ».

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a également averti que le Hamas « paiera le prix fort » s’il ne cesse pas les hostilités.

« Nous avons traversé un week-end de tempête. En ce qui concerne le reste de la semaine, il est important de souligner que nous n’avons aucune intention de tolérer cela – pas de roquettes, pas de cerfs-volants, pas de drones – Rien », a expliqué Liberman au début de la rencontre hebdomadaire de cabinet.

Les terroristes palestiniens ont lancé environ 200 roquettes et missiles en direction des communautés israéliennes proches de la bande de Gaza pendant le week-end. Samedi, l’armée a attaqué plus de 40 cibles dans la bande de Gaza, l’assaut le plus important mené en pleine journée depuis l’opération Bordure protectrice de 2014.

« Le Hamas a subi un coup sévère. Les tunnels d’attaque ont été détruits, les sites de production et de stockage des munitions ont été anéantis. 90 % des roquettes sont tombées dans des champs ou les systèmes du Dôme de fer sont parvenus à les intercepter », a expliqué Liberman.

« Néanmoins, il y a eu ces roquettes qui sont tombées en Israël, ces sirènes, ces gens courant vers les abris anti-aériens. C’est une réalité inacceptable et nous ne la tolérerons pas », a promis le ministre de la Défense. « J’espère que le Hamas en a tiré des conclusions et si ce n’est pas le cas, il devra en payer le prix fort ».

Des petits Palestiniens marchent sur les débris d’un immeuble endommagé par les frappes aériennes israéliennes à Gaza City, le 15 juillet 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS)

Au cours des derniers mois, les Palestiniens de Gaza ont lancé des milliers de cerfs-volants et de ballons transportant des dispositifs incendiaires qui ont été à l’origine de centaines d’incendies sur des terres agricoles et dans des réserves naturelles bordant la frontière avec l’enclave côtière, détruisant des milliers d’hectares.

Les pressions exercées dans le pays sur les militaires pour mettre un terme à ces dispositifs volants se sont intensifiées, menant l’Etat juif à lancer des frappes aériennes d’avertissement et augmentant la possibilité d’une escalade des violences.

Dans la nuit de samedi, les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien ont annoncé avoir convenu d’une trêve avec Israël suite à des pourparlers avec l’Egypte et d’autres instances internationales.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett a attaqué la décision prise par Liberman de mettre un terme aux bombardements par l’armée israélienne de cibles à Gaza, disant qu’après plus de trois mois de cerfs-volants incendiaires envoyés en Israël et environ 200 roquettes et missiles lancés durant le week-end seulement, tout cessez-le-feu devait être dicté en mettant en avant les conditions d’Israël.

Le ministre de l’Education, Naftali Bennett, assiste à la conférence Muni Expo 2018 au Centre des congrès de Tel Aviv, le 14 février 2018 (Tomer Neuberg / Flash90)

« Au moment qui lui convient, le Hamas dicte qu’il y a dorénavant une trêve. Alors soyons clairs, un cessez-le-feu sans fin préalable du terrorisme n’est pas une dissuasion israélienne, c’est une capitulation », a accusé Bennett.

Bennett a ajouté que lui-même et la ministre de la Justice Ayelet Shaked s’opposeraient à tout cessez-le-feu permettant au Hamas de continuer à envoyer des dispositifs incendiaires dans les communautés du sud d’Israël.

Le ministre des Renseignements Israel Katz a semblé partager le même point de vue, disant que Liberman doit formuler une politique claire pour « renverser le Hamas et éliminer le terrorisme ».

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