Israël prêt à aider un village du Golan syrien visé par une attaque du Front al-Nosra
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Israël prêt à aider un village du Golan syrien visé par une attaque du Front al-Nosra

Hader est peuplé par une communauté druze ; l'attaque a fait 9 morts et 23 blessés selon un premier bilan

Une explosion sur les hauteurs du Golan syrien, le 16 juin 2015, pendant les combats entre le front al-Nosra et les troupes d'Assad, près du village druze syrien de Hader. (Crédit : Bâle Awidat / Flash90)
Une explosion sur les hauteurs du Golan syrien, le 16 juin 2015, pendant les combats entre le front al-Nosra et les troupes d'Assad, près du village druze syrien de Hader. (Crédit : Bâle Awidat / Flash90)

L’armée israélienne a publié un communiqué de soutien à un village du Golan syrien contrôlé par les forces gouvernementales et visé vendredi par une attaque jihadiste.

L’armée est prête « à éviter que (le village) d’Hader soit attaqué ou occupé, dans le cadre de notre engagement envers la population druze », majoritaire dans ce village visé par une attaque ayant fait neuf morts vendredi matin, a indiqué le porte-parole de l’armée, le général de brigade Ronen Manelis.

« Un kamikaze terroriste du Front al-Nosra a fait exploser une voiture piégée (…) à la périphérie de la localité de Hader, tuant 9 personnes et blessant 23 autres », selon Sana, en référence à l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie.

Le groupe jihadiste qui se faisait autrefois appeler Front al-Nosra dirige aujourd’hui la coalition de Tahrir al-Cham.

L’explosion a été suivie par des combats entre les jihadistes et l’armée syrienne, précise Sana.

Le bilan des morts pourrait être revu à la hausse, en raison de la présence de blessés graves, et de l’impossibilité de les évacuer à cause de l’offensive jihadiste qui se poursuit, selon la même source.

Située dans le sud-ouest syrien, non loin du Golan israélien, la localité de Hader est dominée par la communauté druze et a été attaquée à plusieurs reprises par les jihadistes ou des groupes rebelles.

Cette localité est située dans la province de Qouneitra, qui est contrôlée à 70 % par des groupes rebelles ou jihadistes, alors que les 30 % restant de la province sont aux mains du régime.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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