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J Street tente d’encourager une position anti-occupation chez les démocrates US

Au premier jour du colloque, le groupe progressiste souhaite que les candidats pour 2020 s'opposent à l'expansion des implantations et encouragent les droits des Palestiniens

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le directeur général de J Street, Jeremy Ben-Ami, pendant la conférence de l'association, à Washington, le 21 mars 2015. (Crédit : JTA/J Street)
Le directeur général de J Street, Jeremy Ben-Ami, pendant la conférence de l'association, à Washington, le 21 mars 2015. (Crédit : JTA/J Street)

WASHINGTON — Lors du lancement de son colloque national de 2019 dimanche, le groupe libéral J Street a annoncé une nouvelle campagne pour faire pression sur les candidats démocrates à l’investiture de 2020, pour qu’ils s’opposent à la présence d’Israël en Cisjordanie, afin que le parti inclut dans sa plateforme officielle une opposition formelle à l’occupation.

Les dirigeants et militants de J Street ont lancé un « appel à l’action » pour que la plateforme condamne de manière plus explicite l’expansion des implantations et soutiennent les aspirations palestiniennes.

« D’anciennes plateformes du parti ont marqué leur engagement envers la sécurité d’Israël, accompagné de condamnations de menaces et d’actions contre notre allié », stipule la pétition. « Ces plateformes sont cependant totalement silencieuses quant aux droits des Palestiniens, aux actions israéliennes qui minent ces droits et l’idée d’une solution à deux Etats, et le besoin de sécurité pour les deux peuples. »

La plateforme de 2016 avait appelé à une solution à deux Etats mais n’avait mentionné ni les implantations ni l’occupation. Elle s’était engagée à garantir qu’Israël maintienne son niveau militaire et avait fustigé le mouvement de boycott contre Israël.

Cinq candidats démocrates à la présidentielle ont l’intention d’assister au colloque du groupe sioniste progressiste, notamment le sénateur du Vermont Bernie Sanders, le maire de South Ben Pete Buttigieg, la sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar, l’ancien secrétaire au Logement et au Développement urbain Julian Castro, et le sénateur du Colorado Michael Bennet.

Les deux favoris, l’ancien vice-président Joe Biden et la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren ne devraient pas prendre la parole.

Le président de J Street Jeremy Ben Ami a affirmé que la pétition reflétait les opinions des démocrates.

« La majeure partie des électeurs démocrates pensent que les Etats-Unis devraient soutenir la sécurité d’Israël, favoriser la solution à deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien et s’opposer aux politiques d’occupation du gouvernement israélien et à l’inquiétante annexion », a déclaré Ben Ami dans un communiqué.

Au cours de l’année écoulée, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis à plusieurs reprises d’annexer des implantations en Cisjordanie s’il était réélu.

La semaine dernière, il a déclaré au président Reuven Rivlin qu’il n’était pas parvenu à former un gouvernement, donnant ainsi la chance au chef de Kakhol lavan Benny Gantz de s’y atteler, pour éviter que les Israéliens ne soient convoqués aux urnes une troisième fois.

Ils mènent actuellement des négociations pour former un éventuel gouvernement d’unité.

Le colloque J Street a commencé dimanche et se poursuivra jusqu’à mardi 29 octobre, à Washington DC.

En plus des candidats à la présidentielle 2020, le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer et la présidente de la Chambre Nancy Pelosi seront présents au colloque et y prendront la parole.

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