« Je ne sais pas ce qui m’a pris », dit le père qui a poignardé épouse et enfants
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« Je ne sais pas ce qui m’a pris », dit le père qui a poignardé épouse et enfants

La Cour a prolongé de huit jours la détention de Barak Ben-Ami qui a avoué s'être disputé avec sa femme le jour du meurtre ; du point de vue de la justice, cela constitue un motif

Barak Ben-Ami arrive pour une audience au tribunal de Petah Tikva le 8 mars 2020, (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Barak Ben-Ami arrive pour une audience au tribunal de Petah Tikva le 8 mars 2020, (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La Cour des magistrats de Petah Tikva a prolongé mardi de huit jours la détention d’un homme suspecté d’avoir poignardé à mort sa fille et tenté de tuer sa femme et son autre fille, toutes deux grièvement blessées.

Un représentant de la police a déclaré à la cour que Barak Ben-Ami, 33 ans et résident de Hod HaSharon, avait avoué le crime et qu’il s’était disputé avec sa femme le jour du meurtre, ce qui, du point de vue de la justice, constitue un motif.

L’avocat de Ben-Ami a contesté ce motif, affirmant que le couple n’avait pas l’intention de se séparer. L’avocat a rapporté les propos de son client : « mes yeux sont devenus noirs. Je suis devenu fou. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé ».

Mais l’accusation a révélé durant l’audience que le psychiatre qui a examiné Ben-Ami l’a estimé apte à comparaître.

Dimanche dernier, la Cour des magistrats de Petah Tikva avait prolongé de dix jours la détention de Ben-Ami. La police a déclaré à la cour que Ben-Ami avait refusé tout conseil juridique avant son enquête et affirmé qu’il était mentalement instable.

Le couple n’avait pas parlé de divorce et ne rencontrait pas de difficultés financières, a indiqué la police. Il n’y a pas non plus d’antécédent de violence domestique, selon des témoignages des familles du couple.

La police a rejeté l’affirmation de Ben-Ami comme quoi il était devenu soudainement fou et a déclaré à l’audience qu’il avait un motif, sans toutefois le spécifier.

Barak Ben-Ami avec sa femme et ses deux filles. (Autorisation)

L’avocat a souligné que son client n’avait aucun antécédent de violence ni de passé criminel. « Il n’y a aucune explication logique à ce qui s’est passé, et c’est pourquoi son état mental devrait faire l’objet d’un examen », a-t-il affirmé.

Après avoir poignardé sa famille, Ben-Ami aurait tenté de se tuer. Il a été légèrement blessé et sorti de l’hôpital dimanche et transféré en garde à vue.

La semaine dernière, l’hôpital a indiqué que l’état de la mère s’était amélioré et elle a pu être transférée à l’hôpital Meir à Kfar Saba, pour être avec sa fille, qui reste dans un état grave, sous sédatif et liée à un respirateur, dans l’unité de soins intensifs.

La seconde fille du couple, âgée de 10 mois, a été grièvement blessée et a succombé à ses blessures.

En octobre dernier, le ministère des Affaires sociales a publié un rapport sur la violence entre partenaires en 2018. L’étude a constaté une augmentation du nombre des cas de violence domestique signalés.

Selon le ministère, le nombre de femmes appelant la hotline contre les abus a augmenté de 160 % entre 2014 et 2018, et plus de 6 000 victimes de violences domestiques ont reçu des soins l’année dernière. En 2018, 1 219 femmes ont appelé la hotline afin de signaler des cas de violence conjugale.

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