Jérusalem : des Juifs ultra-orthodoxes jettent des pierres sur un soldat
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Jérusalem : des Juifs ultra-orthodoxes jettent des pierres sur un soldat

La police s'est déployée pour évacuer en sécurité le soldat du quartier de Mea Shearim, où la pendaison d'un soldat avait été simulée dimanche

Un groupe d’hommes et d’adolescents ultra-orthodoxes ont jeté des pierres sur un soldat de l’armée israélienne qui traversait le quartier de Mea Shearim de Jérusalem à pied mercredi.

L’une des pierres a failli toucher un père qui portait sa fille de 6 mois. Sur une vidéo de l’incident, on peut voir le père – son bébé toujours dans les bras – hurler sur le groupe d’hommes qui continuait à cibler le soldat. La mère de l’enfant est ensuite apparue pour leur crier dessus également, avant de s’éloigner avec le père écœuré.

La police a été déployée sur place et a indiqué que ses agents avaient réussi à dissiper la foule et évacuer le soldat en toute sécurité, lequel n’était pas armé.

« La police israélienne fera tout son possible pour identifier les individus ayant pris part à ces agressions verbales ou physiques sur des hommes en uniforme et les fera traduire en justice », a fait savoir la police dans un communiqué.

L’armée israélienne a condamné l’incident et le qualifie de « très grave ».

Dimanche, dans le même quartier, des extrémistes ultra-orthodoxes se sont livrés à un simulacre de pendaison d’un soldat israélien. La police est intervenue quelques heures plus tard.

Une grande partie de la communauté ultra-orthodoxe fuit le service militaire obligatoire pour tous les Israéliens. La communauté bénéficie d’une exemption de service militaire depuis la création de l’État pour se consacrer à l’étude religieuse.

Le délai légal pour finaliser une loi encadrant la conscription militaire approche, et de nombreux ultra-orthodoxes considèrent le dernier projet de loi en la matière comme la meilleure option pour eux et préviennent qu’un rejet de la loi entraînerait le chaos et un enrôlement de masse.

La Haute Cour de justice a rejeté des précédentes versions du projet au motif qu’elles enfreignaient le principe d’égalité devant la loi.

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