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JO TOKYO 2020

JO: l’Iran salue l’infirmier des Gardiens de la Révolution, médaillé d’or au tir

Javad Foroughi, 41 ans, devient le plus âgé champion olympique de la République islamique, le dernier médaillé en date

L'Iranien Javad Foroughi, après avoir remporté la médaille d'or au pistolet à 10 mètres masculin au stand de tir d'Asaka lors des Jeux olympiques d'été de 2020, le 24 juillet 2021, à Tokyo, au Japon. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)
L'Iranien Javad Foroughi, après avoir remporté la médaille d'or au pistolet à 10 mètres masculin au stand de tir d'Asaka lors des Jeux olympiques d'été de 2020, le 24 juillet 2021, à Tokyo, au Japon. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)

La victoire de Javad Foroughi, sacré champion olympique de tir au pistolet à 10 mètres aux Jeux olympiques de Tokyo, a été chaleureusement saluée dimanche en Iran, pays d’origine de cet infirmier qui exerce dans un hôpital militaire des Gardiens de la Révolution.

A 41 ans, Foroughi est devenu samedi le premier Iranien à décrocher une médaille lors d’une épreuve de tir aux Jeux olympiques.

« Foroughi a fait l’Histoire avec un tir d’or », titre Iran, le quotidien officiel du gouvernement avec, comme de nombreux autres journaux iraniens, la photo du champion sur le podium en Une.

« Une médaille inattendue (…) obtenue par un infirmier des Gardiens qui est à la fois défenseur de la santé et du sanctuaire », écrit pour sa part le journal ultraconservateur Javan, sous une photo du médaillé effectuant un salut militaire lors de l’hymne de la République islamique.

Téhéran utilise généralement le terme « défenseur du sanctuaire » pour désigner toute personne travaillant pour le compte de la République islamique en Syrie et en Irak, deux pays abritant plusieurs lieux de culte chiite.

Javad Foroughi, de l’Iran, participe à la finale du pistolet à air comprimé 10 m masculin lors des Jeux olympiques de Tokyo 2020 au champ de tir d’Asaka, dans le quartier de Nerima à Tokyo, le 24 juillet 2021. (Crédit : Tauseef Mustafa/AFP)

Début mai, le tout nouveau champion olympique avait raconté à la chaîne Salamat (« santé » en persan) de l’audiovisuel public son parcours d' »infirmier bénévole » dans « des hôpitaux de campagne » établis sur plusieurs zones de guerre en Syrie notamment à Khan Toumane et Tadmor (Palmyre).

Selon des médias iraniens, l’infirmier avait contracté le Covid-19 en août 2020 et avait participé à la lutte contre l’épidémie dans son pays.

Après sa victoire, la télévision d’Etat a diffusé un reportage depuis l’hôpital Baqiyatallah à Téhéran, géré par les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Les collègues de Foroughi y ont exprimé leur joie face au « succès du premier infirmier » iranien aux Jeux.

De son côté, le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens, s’est félicité de « la victoire d’un (…) gardien exubérant de la Révolution islamique » dans « cette arène majeure », selon leur site internet Sepah News.

Ebrahim Raïssi, président élu de la République islamique qui doit prendre ses fonctions début août, a contacté le médaillé par téléphone quelques minutes après l’annonce de sa victoire, selon les médias iraniens.

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