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Jordanie : les députés approuvent un projet amendé de loi fiscale

Le texte fait partie d'une série de mesures d'austérité visant à réduire la dette publique en échange d'un prêt de plusieurs centaines de millions d'euros du FMI

Le Parlement jordanien. (Photo officielle)
Le Parlement jordanien. (Photo officielle)

Le Parlement jordanien a approuvé dimanche un projet amendé d’une loi fiscale qui avait entraîné une vague de protestations en juin dernier en Jordanie, selon une source officielle.

Le texte fait partie d’une série de mesures d’austérité visant à réduire la dette publique en échange d’un prêt de plusieurs centaines de millions d’euros du Fonds monétaire international (FMI).

Des milliers de Jordaniens avaient manifesté contre ces mesures qui ont entraîné une hausse des prix de produits de base, ainsi que contre la corruption et l’inflation, poussant le Premier ministre à démissionner et les autorités à retirer le projet de loi initial.

Celui-ci prévoyait une augmentation d’au moins 5 % des impôts sur les salariés et entre 20 et 40 % sur les entreprises, des dispositions qui n’ont pas changé dans la version du texte amendée dimanche.

Le Parlement a néanmoins augmenté pour 2019 le seuil d’exonération des revenus des ménages à 20 000 dinars jordaniens (24 700 euros). Le plafond était avant de 18 000 dinars.

Un autre amendement à la loi introduit des exemptions jusqu’à 2 000 dinars par famille pour les dépenses de base comme l’éducation et la santé, et de 1 000 dinars par personne, « applicables à la réception de reçus », selon l’agence nationale Pétra.

Le texte doit désormais être approuvé par le Sénat et ratifié par le roi pour entrer en vigueur.

Dépourvue de ressources naturelles et très dépendante d’aides étrangères, la Jordanie est confrontée à une situation économique difficile, tandis que 18,5 % de la population est au chômage et 20 % vit à la limite du seuil de pauvreté.

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