Jordanie : un Israélien déféré devant la Cour de sûreté de l’Etat
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Jordanie : un Israélien déféré devant la Cour de sûreté de l’Etat

L'entrée illégale sur le territoire est passible de trois mois à un an de prison et la possession de drogue est punie d'une peine de trois mois à trois ans d'incarcération

Photo prise du côté israélien de la frontière : des soldats jordaniens plantent le drapeau national avant une cérémonie dans la vallée du Jourdain, à Naharayim, le 10 novembre 2019. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)
Photo prise du côté israélien de la frontière : des soldats jordaniens plantent le drapeau national avant une cérémonie dans la vallée du Jourdain, à Naharayim, le 10 novembre 2019. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)

Un Israélien, arrêté en Jordanie il y a un mois, a été déféré devant la Cour de sûreté de l’Etat jordanien pour « entrée illégale » dans le pays et « possession de drogue », a annoncé dimanche une source officielle à Amman.

« Le citoyen israélien Konstantin Kotov, qui s’est infiltré sur le territoire du royaume le 29 octobre dernier a été déféré devant la Cour de sûreté de l’Etat », un tribunal militaire, a indiqué cette source citée par l’agence de presse officielle Petra.

Il sera jugé « à partir de demain » lundi pour « entrée illégale sur le territoire du royaume et possession de drogue à des fins de consommation », a-t-on ajouté de même source.

L’entrée illégale sur le territoire est passible de trois mois à un an de prison et la possession de drogue est punie d’une peine de trois mois à trois ans d’incarcération.

Les entrées illégales sont rares entre Israël et la Jordanie, deux pays voisins liés depuis 1994 par un accord de paix.

Le roi Abdallah II de Jordanie s’exprime lors du Forum économique mondial organisé en Jordanie, le 6 avril 2019. (Crédit : WEF via AP, Pool)

Mais le roi Abdallah II de Jordanie a récemment fait état d’une crispation des relations entre les deux pays.

Il a affirmé lors d’une rencontre, organisée le 22 novembre à New York par le think-tank Washington Institute for Near East Policy, que leurs relations « étaient actuellement au plus bas » depuis la conclusion de l’accord de paix il y a 25 ans. Il a évoqué des questions bilatérales, de politique interne israélienne et liées au conflit israélo-palestinien.

La Jordanie avait rappelé fin octobre son ambassadeur à Tel-Aviv pour protester contre la détention sans inculpation en Israël de deux jeunes Jordaniens, qui ont toutefois été libérés quelques jours plus tard.

Par ailleurs, Amman n’a pas renouvelé un arrangement permettant à des agriculteurs israéliens d’exploiter des terrains en territoire jordanien et dont la période initiale de 25 ans stipulée dans les annexes du traité de paix arrivait à échéance le 10 novembre.

Abdallah II a qualifié à plusieurs reprises les relations avec Israël de « paix froide, et de plus en plus froide », avertissant notamment que Jérusalem, où la Jordanie conserve une tutelle sur les lieux saints musulmans, était une « ligne rouge ».

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