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Karhi et Rothman interrompus par des manifestants lors d’une conférence

Karhi : je n’ai jamais dit aux réservistes d’aller "en enfer", les manifestants sont "otages" de la propagande des médias ; échauffourées pendant l'intervention de Rothman

Des Israéliens protestent contre l'apparition du ministre des Communications Shlomo Karhi lors d'une conférence libertaire à Tel Aviv, le 30 avril 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/ Flash90)
Des Israéliens protestent contre l'apparition du ministre des Communications Shlomo Karhi lors d'une conférence libertaire à Tel Aviv, le 30 avril 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/ Flash90)

Des manifestants anti-gouvernementaux ont interrompu les interventions du ministre des Communications Shlomo Karhi et du président de la commission Constitution, Droit et Justice de la Knesset, Simcha Rothman, lors d’une conférence à Tel-Aviv, dimanche.

Shlomo Karhi a été traité « d’irresponsable » et de « fasciste » par les manifestants qui lui ont dit : « Nous ne voulons pas vous entendre ». Le ministre a menti en affirmant qu’il n’avait jamais dit aux pilotes réservistes d’aller « en enfer ».

Le ministre avait en effet écrit dans une publication sur les réseaux sociaux en mars, que tous ceux qui refusaient de se présenter pour le service de réserve de Tsahal pour protester contre les projets de refonte judiciaire pouvaient « aller en enfer. »

Dimanche, il a affirmé n’avoir jamais tenu ces propos pourtant bien documentés.

« Un mensonge et une tromperie. Cet incident est la raison et la preuve que nous avons besoin de médias compétitifs et diversifiés. Vous êtes un public otage de la propagande des chaînes », a déclaré le ministre lors de l’événement.

Le mois dernier, Karhi a dévoilé un plan visant à fermer la Seconde Autorité pour la télévision et la radio, chargée de « garantir la transmission d’informations fiables, justes et équilibrées », et à assouplir les règles d’octroi de licences pour les émissions d’information.

Ces derniers mois, les manifestants opposés au projet de réforme judiciaire du gouvernement ont harcelé et chahuté les politiciens de la coalition lors d’événements organisés à travers le pays, afin de maintenir la pression sur le gouvernement pour lui faire abandonner son projet de grande envergure visant à affaiblir le système judiciaire.

L’événement FreedomCon de dimanche, organisé par le mouvement libéral Israeli Freedom Movement et l’institut Ayn Rand local, accueillait un large éventail de chercheurs, de journalistes, de politiciens et d’hommes d’affaires.

Roy Katz, l’hôte de l’événement, a tenté de calmer la foule et l’a exhortée à permettre à Karhi de s’exprimer.

« Vos protestations ont été entendues et notées. Laissez le ministre des Communications répondre, tenons une discussion. Les gens sont venus pour entendre le ministre des Communications », a-t-il déclaré.

L’un des organisateurs s’est également disputé avec les manifestants, montant sur scène pour leur intimer l’ordre de « se taire ».

« Vous êtes à un événement privé qui coûte de l’argent », a-t-il dit, ajoutant : « Vous n’avez pas acheté le droit d’annuler l’événement ».

« Nous allons appeler la police. Je vous le demande sans violence, sans force. Nous allons appeler la police et expulser les gens de manière organisée. Nous vous demandons à vous, messieurs, à tous ceux qui entravent la liberté d’expression, de laisser les gens s’exprimer », a-t-il déclaré.

Des manifestants ont également interrompu Rothman, qui a été le fer de lance des propositions controversées de la coalition avec le ministre de la Justice Yariv Levin, lorsqu’il est monté sur scène.

Un manifestant lui a demandé de « sortir du placard de Kohelet », en référence au Kohelet Policy Forum, un groupe de réflexion de droite très impliqué dans l’élaboration des propositions de réforme.

Des échauffourées entre manifestant et public désireux d’entendre le législateur ont été filmées, alors que les organisateurs tentaient de de maintenir l’ordre dans l’auditoire.

Selon le site d’information Ynet, certains participants ont été expulsés de la salle par la police.

Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi soir à travers tout le pays, pour manifester contre ces projets controversés. La réouverture de la Knesset pour sa session d’été, dimanche, laisse entrevoir la possibilité d’une nouvelle tentative d’adoption des projets de loi explosifs visant à restreindre radicalement le pouvoir judiciaire.

La coalition souhaite placer la plupart des nominations judiciaires sous le contrôle du gouvernement et de limiter les pouvoirs de contrôle de la Cour suprême de justice.

Le mois dernier, Netanyahu a interrompu le processus législatif pour laisser place à des pourparlers de compromis à la résidence du président. Aucun progrès tangible n’a été signalé à ce jour, mais Netanyahu a déclaré dimanche qu’il soutenait les négociations au début de la réunion hebdomadaire du cabinet.

Les analystes et les commentateurs pensent que la coalition ne fera avancer aucune législation avant l’adoption du budget de l’Etat, ce que le bloc au pouvoir doit faire avant le 29 mai, sous peine de devoir procéder à un nouveau scrutin.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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