Knoll : 2 suspects inculpés pour « homicide volontaire » à caractère antisémite
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Knoll : 2 suspects inculpés pour « homicide volontaire » à caractère antisémite

Le corps de Mireille Knoll, 85 ans, survivante de la Shoah, a été retrouvé lardé de coups de couteau et en partie carbonisé dans son appartement incendié à Paris

Mireille Knoll, 85 ans, survivante de l'Holocauste retrouvée brûlée dans son appartement parisien (Crédit : Autorisation).
Mireille Knoll, 85 ans, survivante de l'Holocauste retrouvée brûlée dans son appartement parisien (Crédit : Autorisation).

Deux suspects ont été mis en examen pour « homicide volontaire » à caractère antisémite et écroués dans l’enquête sur le meurtre vendredi d’une octogénaire juive à Paris, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Ils ont notamment été mis en examen pour « homicide volontaire à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion » et placés en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet de Paris, a précisé cette source.

Le corps de Mireille Knoll, 85 ans, survivante de la Shoah, a été retrouvé lardé de coups de couteau et en partie carbonisé dans son appartement incendié à Paris.

Née en 1932 à Paris, Mireille Knoll avait échappé dix ans plus tard de justesse à la rafle des Juifs du Vel d’Hiv’ de juillet 1942 en s’enfuyant de Paris avec sa mère.

« J’exprime mon émotion devant le crime épouvantable commis contre Mme Knoll. Je réaffirme ma détermination absolue à lutter contre l’antisémitisme », a réagi mardi sur Twitter le président Emmanuel Macron.

Le premier suspect, né en 1989 et connu des services de police pour des affaires de viol et d’agression sexuelle, est un voisin qui avait l’habitude de rendre visite à la victime et était passé dans son appartement dans la journée.

Le second, âgé de 21 ans et connu pour des vols avec violences, se trouvait également dans l’immeuble de Mme Knoll le jour du meurtre.

Le parquet de Paris a retenu lundi le caractère antisémite dans cette affaire qui suscite l’émotion au sein de la communauté juive française, déjà mobilisée ces derniers mois après le meurtre de Sarah Halimi, une juive orthodoxe de 65 ans tuée à Paris par son voisin en avril 2017. La juge d’instruction en charge de cette enquête avait mis près d’un an à retenir le caractère antisémite.

Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)
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