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Kohavi à Netanyahu : Tsahal ne répondra en aucune façon à Smotrich et Ben Gvir

Les accords de coalition, qui donnent à Smotrich l'autorité sur le COGAT et à Ben Gvir le contrôle partiel de la police des frontières, violent la chaîne de commandement dit Kohavi

Illustration : Le Premier ministre de l'époque, Benjamin Netanyahu, et le chef d'état-major de Tsahal, Aviv Kohavi, lors d'un événement pour les soldats exceptionnels dans le cadre des célébrations du 71e jour de l'Indépendance d'Israël, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 9 mai 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90/Dossier)
Illustration : Le Premier ministre de l'époque, Benjamin Netanyahu, et le chef d'état-major de Tsahal, Aviv Kohavi, lors d'un événement pour les soldats exceptionnels dans le cadre des célébrations du 71e jour de l'Indépendance d'Israël, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 9 mai 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90/Dossier)

Le chef d’état-major militaire sortant Aviv Kohavi aurait dit au Premier ministre Benjamin Netanyahu, au ministre de la Défense Yoav Gallant et à d’autres hauts responsables politiques de la coalition que l’armée israélienne ne répondra en aucune façon aux ministres Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, même si les deux leaders d’extrême droite se sont vu confier la responsabilité ministérielle de certains aspects de Tsahal dans le cadre de leurs accords de coalition.

Kohavi considère le transfert de responsabilités liées à Tsahal à un ministre autre que le ministre de la Défense comme une violation inacceptable de la chaîne de commandement de Tsahal, et il est déterminé à veiller à ce que l’armée ne permette pas que cela se produise, a rapporté jeudi soir la Douzième chaîne.

Pour Kohavi, toute obligation du chef d’état-major de répondre à quiconque autre que le ministre de la Défense serait une violation de la Loi fondamentale quasi-constitutionnelle : L’armée, dont la clause 2 (b) précise : « Le ministre chargé de l’armée au nom du gouvernement est le ministre de la Défense. »

Selon la Douzième chaîne d’information, Kohavi aurait récemment déclaré à Netanyahu et à d’autres personnes que « le chef d’état-major ne travaillera, en aucune circonstance, avec aucun autre ministre que le ministre de la Défense ».

« Si le contrôle de la police des frontières est transféré hors du commandement de Tsahal en Judée et Samarie, et hors du commandement de la police bleue [nationale] [à l’intérieur d’Israël], nous déploierons des soldats et des réservistes [plutôt que la police des frontières] », aurait-il ajouté. « Les forces opérant ensemble n’auront pas deux commandants ».

Kohavi, qui quitte ses fonctions à la tête de Tsahal le 16 janvier pour céder la position à Herzi Halevi, s’est entretenu par téléphone il y a deux semaines avec Netanyahu pour lui faire part de ses préoccupations concernant les accords de coalition qui prévoient que Smotrich, le leader de HaTzionout HaDatit, qui est désormais à la fois ministre des Finances et une sorte de ministre de second rang au sein du ministère de la Défense, et Ben Gvir, le leader d’Otzma Yehudit, nouveau ministre de la Sécurité nationale, obtiennent de nouveaux pouvoirs qui auraient une incidence sur Tsahal.

Illustration : Le leader d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, à droite, et le chef du parti HaTzionout HaDatit, Bezalel Smotrich, lors d’un événement de campagne à Sderot, dans le sud du pays, le 26 octobre 2022. (Crédit : Flash90)

Le poste de Smotrich, comme ministre au sein du ministère de la Défense, lui permettrait de nommer, sous réserve de l’approbation de Netanyahu, les généraux qui dirigent le coordinateur hybride civil-militaire des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) et son bureau chargé de superviser de nombreuses implantations, l’administration civile.

Actuellement, le major-général en charge du COGAT est nommé par le ministre de la Défense sur recommandation du chef d’état-major de Tsahal, et le général de brigade qui supervise l’Administration civile est nommé par le chef d’état-major de Tsahal.

Ben Gvir, quant à lui, s’est vu confier le contrôle de la police des frontières de Cisjordanie dans le cadre de son rôle élargi de ministre chargé de la police. Cette unité est actuellement subordonnée à l’armée et au ministère de la Défense. L’accord de coalition prévoyait également de lui confier le contrôle direct de l’ensemble de la police des frontières.

Après la fuite de leur conversation téléphonique dans les médias, un porte-parole de Tsahal a déclaré que Netanyahu et Kohavi avaient convenu « que les décisions concernant Tsahal ne seront prises qu’après la présentation par Tsahal des conséquences et de l’importance de ces décisions. »

Les commentaires ultérieurs de Kohavi à Netanyahu suggèrent qu’il reste préoccupé par les nouveaux arrangements ministériels et qu’il est déterminé à y résister – à la fois en s’y opposant en principe et en prenant des mesures pour s’assurer qu’ils ne soient pas mis en pratique.

Selon le reportage télévisé, Netanyahu et Gallant ont tous deux conseillé à Kohavi à « se calmer » et l’ont assuré que lui et son successeur Halevi seraient en mesure de présenter leurs préoccupations devant le cabinet, et que les décisions ne seraient prises qu’après cela.

Plus tôt jeudi, Netanyahu a convoqué la première réunion du cabinet de sécurité, composé de 11 ministres, dont Gallant, Smotrich et Ben Gvir.

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