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La cinquième vague de COVID en Israël est déjà là – Experts à l’Université hébraïque

Les chercheurs exhortent les dirigeants à faire leur maximum pour retarder le plus possible la propagation du variant Omicron afin de mieux se préparer à gérer la nouvelle souche

Des personnes marchent avec des masques dans le centre de Jérusalem, le 7 octobre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Des personnes marchent avec des masques dans le centre de Jérusalem, le 7 octobre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Des chercheurs de l’Université hébraïque qui conseillent le gouvernement sur la pandémie de coronavirus ont rédigé un rapport affirmant que la cinquième vague de COVID-19 en Israël avait commencé, et avertissant que le pays devait faire son maximum pour retarder autant que possible la propagation du variant Omicron afin de mieux se préparer à l’arrivée de la souche.

Le rapport présenté jeudi affirme que l’augmentation de la métrique pandémique est claire, et précise qu’au cours de la semaine dernière, le virus s’est propagé – pour la première fois depuis la quatrième vague – dans toutes les tranches d’âge et tous les groupes sociétaux.

Les experts de la santé ont déclaré qu’ils n’étaient pas certains de la cause, et n’ont pas nécessairement accusé le variant Omicron, qui n’a été confirmé jusqu’à présent que pour une vingtaine de cas en Israël. Ils ont plutôt mis en avant une possible baisse de l’immunité, les contaminations en milieu scolaire et d’autres causes possibles.

Les chercheurs se sont prononcés en faveur du maintien des restrictions à l’entrée dans le pays, car « le temps gagné nous permettra de recueillir des données sur la nécessité d’une quatrième injection de vaccin ou d’un vaccin adapté à Omicron ».

Ils ont également appelé à des efforts pour abaisser le taux de reproduction du virus, actuellement de 1,09 (le nombre de personnes en moyenne que chaque patient infecte), afin qu’en cas d’épidémie causée par Omicron, les hôpitaux ne soient pas surchargés.

Ils ont également conseillé de renforcer l’application du Pass vert et du port du masque, ainsi que de réexaminer les politiques dans les écoles, où les infections ont augmenté ces dernières semaines.

Jeudi, 589 nouveaux cas de COVID-19 ont été diagnostiqués en Israël. Les chiffres ont fluctué ces derniers jours, mais il n’y a pas eu de nette augmentation des infections quotidiennes. Le taux de reproduction du virus a légèrement augmenté. Dans le même temps, le nombre de cas graves a diminué et est passé jeudi sous la barre des 100 pour la première fois depuis plus de quatre mois.

Le Premier ministre Naftali Bennett rend visite à des élèves de l’école Ramon à Modi’in, le 12 octobre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

On ignore dans l’immédiat à quelles mesures les chercheurs de l’Université hébraïque se réfèrent.

Jeudi, le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz ont convenu de prolonger les restrictions de voyage promulguées aux frontières d’Israël pour dix jours supplémentaires au-delà de leur date d’expiration prévue le 11 décembre, a déclaré le bureau du Premier ministre, dans un effort continu pour empêcher le variant Omicron de se propager dans le pays.

Le communiqué ne mentionne pas spécifiquement l’interdiction d’entrée des étrangers, mais précise que les deux parties se sont mises d’accord « sur la prolongation des restrictions actuelles à l’aéroport Ben Gurion pour dix jours supplémentaires, à compter de dimanche prochain, 12 décembre 2021, à minuit ».

Le moratoire sur les arrivées d’étrangers devait être inclus dans ces limitations.

Tous les Israéliens entrant dans le pays, y compris ceux qui sont vaccinés contre la COVID-19, seront toujours obligés de passer un test PCR à l’aéroport Ben Gurion à leur arrivée, puis d’entrer immédiatement en quarantaine à domicile.

Les arrivants vaccinés devront passer au moins trois jours en quarantaine, puis subir un autre test PCR. Un résultat négatif permet de sortir de la quarantaine. Ceux qui ne passent pas le second test devront rester en quarantaine pendant 14 jours au total.

Les Israéliens non vaccinés qui n’ont pas été touchés par la maladie auparavant doivent passer au moins sept jours en quarantaine, puis faire un test PCR, un résultat négatif leur permettant de sortir de l’isolement.

Bennett et Horowitz « ont également convenu de discuter de restrictions supplémentaires et d’incitations à la vaccination dans les prochains jours », ajoute le communiqué.

Des gens portent des masques au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 17 mars 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)

Bennett, Horowitz et la ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton ont également annoncé des changements au programme « Classe verte » pour les écoles.

Ce programme permet aux élèves exposés à un porteur de la COVID-19 de retourner à l’école une fois qu’ils ont reçu un résultat négatif au test, plutôt que de demander à toute la classe d’être mise en quarantaine pendant une semaine.

Selon le nouveau schéma des ministres, le programme ne s’appliquera pas si une classe a deux infections vérifiées, et s’il y a une infection vérifiée, les élèves seront testés à nouveau trois jours après l’exposition. Si un élève est suspecté d’avoir le variant Omicron, le modèle de la « Classe verte » ne s’appliquera pas.

Le nouveau plan pour les écoles sera présenté au cabinet pour approbation dimanche.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le bureau de Bennett a déclaré avoir ordonné aux fonctionnaires d’envisager d’imposer des restrictions aux personnes qui ne sont pas vaccinées contre la COVID-19.

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 5 décembre 2021. (Crédit : Gil Cohen/Magen/AFP)

Selon les médias israéliens, Bennett a proposé d’interdire aux Israéliens non vaccinés de quitter le pays ou d’ordonner leur confinement, notant que cette dernière mesure avait déjà été prise par d’autres pays.

Selon des sources présentes à la réunion, Horowitz et les responsables de la santé se sont opposés aux suggestions de Bennett lors d’un échange animé.

Israël a fait de la vaccination sa principale tactique de lutte contre le virus. Le mois dernier, il a ajouté les enfants âgés de 5 à 11 ans aux groupes de personnes déjà autorisées à se faire vacciner.

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