La Collectivité européenne d’Alsace adopte la définition de l’IHRA
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La Collectivité européenne d’Alsace adopte la définition de l’IHRA

Lé décision fait suite à celle de la municipalité de Strasbourg, qui avait rejeté l'adoption de la définition lors d'un conseil municipal la semaine dernière

Un panneau de la Collectivité européenne d’Alsace. (Crédit : Toute l'Alsace / Facebook)
Un panneau de la Collectivité européenne d’Alsace. (Crédit : Toute l'Alsace / Facebook)

La Collectivité européenne d’Alsace a adopté la définition d’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) que la municipalité de Strasbourg a rejetée la semaine dernière, a rapporté le journal L’Alsace.

Aussi, alors que Strasbourg a validé « le principe d’une subvention », contestée par les opposants à la maire EELV, de plus de 2,5 millions d’euros pour la construction d’une mosquée de Millî Görüs, association réputée proche de la Turquie, la Collectivité européenne d’Alsace a indiqué qu’elle ne financerait pas ces travaux.

Le mois dernier, les municipalités de Paris et Nice avaient adopté la définition d’antisémitisme de l’IHRA, programme de communication des Nations unies. À ce jour, 29 pays ont l’officiellement adoptée, selon la dernière mise à jour du site de l’American Jewish Committee.

La définition décrit l’antisémitisme comme « une certaine perception des Juifs, qui peut être exprimée par la haine des Juifs » et qui est « dirigée contre des individus juifs ou non juifs et/ou leurs biens, contre les institutions de la communauté juive et les établissements religieux ».

De nombreuses voix s’étaient élevées suite à la décision de la ville de Strasbourg. L’ambassade d’Israël en France et Haïm Korsia, grand rabbin de France, notamment, l’avaient condamnée.

La définition décrit l’antisémitisme comme « une certaine perception des Juifs, qui peut être exprimée par la haine des Juifs » et qui est « dirigée contre des individus juifs ou non juifs et/ou leurs biens, contre les institutions de la communauté juive et les établissements religieux ».

Elle présente ainsi principalement des exemples de comportements antisémites sans lien avec Israël, comme l’appel à faire du mal aux Juifs ou la négation de la Shoah.

Elle inclut néanmoins aussi « le fait de nier au peuple juif son droit à l’autodétermination… en affirmant que l’existence d’un État d’Israël est une entreprise raciste » et « le fait de comparer la politique israélienne contemporaine à celle des nazis ».

La définition comporte également les points suivants : « Le traitement inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État démocratique » et « l’idée selon laquelle les Juifs seraient collectivement responsables des actions de l’État d’Israël ».

Ces parties de la définition ont été vivement critiquées ces dernières années, car certains critiques estiment qu’elle étouffe la liberté d’expression et le droit de critiquer Israël. Les organisations et militants pro-palestiniens favorables au boycott d’Israël rejettent ainsi vivement la définition.

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