La coopération scientifique Israël-USA élargie à la Cisjordanie et au Golan
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La coopération scientifique Israël-USA élargie à la Cisjordanie et au Golan

En retirant de dernières restrictions géographiques, trois fondations pourront financer des projets au-delà de la Ligne verte

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, l'ambassadeur américain en Israël David Friedman, (au centre), et le ministre du Tourisme Yariv Levin lors d'une réunion pour discuter de l'extension de la souveraineté israélienne à des zones de la Cisjordanie, tenue dans l'implantation d'Ariel, le 24 février 2020. (David Azagury/ Ambassade des États-Unis à Jérusalem)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, l'ambassadeur américain en Israël David Friedman, (au centre), et le ministre du Tourisme Yariv Levin lors d'une réunion pour discuter de l'extension de la souveraineté israélienne à des zones de la Cisjordanie, tenue dans l'implantation d'Ariel, le 24 février 2020. (David Azagury/ Ambassade des États-Unis à Jérusalem)

NEW YORK – Les États-Unis et Israël vont étendre leurs accords de coopération scientifique à la Cisjordanie et au plateau du Golan, a annoncé mardi le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Trois fondations bilatérales établies pour promouvoir la coopération scientifique verront leurs restrictions géographiques levées lors d’une cérémonie de signature mercredi dans la ville d’Ariel, dans le nord de la Cisjordanie, à laquelle participeront Netanyahu et l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman.

Depuis leur création dans les années 1970, la Fondation binationale pour la recherche et le développement industriels (BIRD), la Fondation binationale pour la science (BSF) et la Fondation binationale pour la recherche et le développement agricoles (BARD) ont toutes limité leur coopération aux frontières d’Israël d’avant 1967 et n’accordaient pas de financement aux projets de recherche et de développement en Cisjordanie.

BIRD, BSF et BARD étaient les derniers partenariats israélo-américains à faire l’objet de restrictions géographiques.

L’ambassade américaine a refusé de commenter cette information.

L’ambassadeur américain en Israël, David Friedman (4e en partant de la droite), visite l’implantation d’Efrat avec des dirigeants d’implantations, le 20 février 2020. (Autorisation)

La version actualisée des accords symbolise la légitimité que l’administration Trump accorde aux implantations israéliennes, qu’une grande partie de la communauté internationale considère comme illégales.

La Maison Blanche a évité de critiquer Israël pour l’expansion des implantations depuis l’entrée en fonction de Trump, et en novembre 2019, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a modifié la position officielle de Washington sur la question. Il a rejeté un avis juridique du Département d’État de 1978 qui soutenait que les implantations civiles dans les territoires étaient « incompatibles avec le droit international ».

Cependant, Netanyahu a accepté de suspendre son projet d’annexion dans le cadre de l’accord de normalisation négocié par les États-Unis avec les Émirats arabes unis. Le Premier ministre a précisé qu’il ne s’agissait que d’une suspension temporaire, et les responsables américains ont déclaré qu’ils soutenaient toujours l’idée sur le principe.

Cependant, des sources familières avec les négociations de normalisation ont déclaré au Times of Israël le mois dernier que Washington avait promis aux Émirats Arabes Unis qu’il ne donnera pas sa bénédiction à une tentative d’annexion israélienne – Netanyahu affirme qu’il n’agira pas sans – jusqu’en 2024 au moins.

Netanyahu a invité les maires des implantations, mais selon la Treizième chaîne, deux noms ont été délibérément écartés de la liste des invités : Yossi Dagan, président du conseil régional de Samarie, et David Elhayani, président du conseil régional de la vallée du Jourdain, qui dirige également le conseil de Yesha.

Ces derniers ont en effet fortement critiqué Netanyahu ces derniers mois pour sa décision de mettre en suspens les projets d’annexion de grandes parties de la Cisjordanie promis depuis longtemps. Elhayani est allé jusqu’à dire que le Premier ministre avait trahi les résidents des implantations et a demandé au Likud de lui trouver un remplaçant à la tête du parti.

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