La détention de Salah Hamouri prolongée par un tribunal israélien
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La détention de Salah Hamouri prolongée par un tribunal israélien

L'avocat franco-palestinien avait déjà été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l'ayant reconnu coupable de projet d'assassinat du rabbin Ovadia Yossef

Salah Hamouri lors de la fête organisée à sa sortie de prison dans le cadre des accords Shalit en 2011 (Crédit: capture d'écran Youtube/Mission Falestine)
Salah Hamouri lors de la fête organisée à sa sortie de prison dans le cadre des accords Shalit en 2011 (Crédit: capture d'écran Youtube/Mission Falestine)

La détention d’un avocat franco-palestinien emprisonné depuis août dernier a été prolongée dimanche de trois mois par un tribunal de district siégeant à Jérusalem, a indiqué son avocat à l’AFP.

Salah Hamouri, 33 ans, avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Il est détenu dans une prison située dans le Negev, dans le sud d’Israël. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles comme c’est généralement le cas pour les détentions administratives.

« Salah n’a aucun moyen de savoir ce qu’il y a dans son dossier. Ils (les Israéliens), se contentent d’affirmer qu’il constitue un danger en Cisjordanie », a affirmé à l’AFP son avocat Me Mahmoud Hassad.

Salah Hamouri devrait être libéré à l’issue de ces trois mois, a ajouté l’avocat.

Le ministère français des Affaires étrangères avait affirmé vendredi qu’il n’avait « cessé, depuis l’arrestation de M. Hamouri, de transmettre des demandes précises aux autorités israéliennes, pour qu’il soit mis fin au régime de sa détention administrative ».

Les autorités françaises n’ont pas connaissance des charges retenues contre lui.

« C’est une torture aussi bien pour lui que pour nous », a déclaré à l’AFP son épouse, Elsa Lefort, qui n’a pas pu le voir depuis plus d’un an car elle est interdite d’entrée sur le territoire israélien.

« Notre fils et moi ne pouvons pas lui rendre visite, nous ne pouvons pas l’appeler non plus », a-t-elle ajouté.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri avait déjà été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l’ayant reconnu coupable de projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, le dirigeant spirituel et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, décédé en 2013.

Salah Hamouri avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre de l’accord Shalit, un échange de prisonniers, et a toujours clamé son innocence.

Selon l’ONG palestinienne Addameer, plus de 6 000 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 500 en détention administrative.

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