La FINUL se dit mobilisée pour contenir les tensions entre le « Liban » et Israël
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La FINUL se dit mobilisée pour contenir les tensions entre le « Liban » et Israël

Le commandant a expliqué que les tirs du Hezbollah ont entraîné des "bombardements de représailles" de l'armée israélienne qui "auraient pu conduire à une escalade indésirable"

Photo prise le 16 décembre dans le village de Meiss al-Jabal. La FINUL observe les opérations d'excavation par l'armée israélienne du côté israélien de la frontière. A droite, un drapeau du Hezbollah. (Crédit : AP/Mahmoud Zayyat/AFP)
Photo prise le 16 décembre dans le village de Meiss al-Jabal. La FINUL observe les opérations d'excavation par l'armée israélienne du côté israélien de la frontière. A droite, un drapeau du Hezbollah. (Crédit : AP/Mahmoud Zayyat/AFP)

La Finul, force de maintien de la paix de l’ONU dans le sud Liban très controversée, a annoncé mercredi être « étroitement engagée » avec les armées libanaise et israélienne pour « contenir les tensions » à la frontière, quelques jours après une confrontation entre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et Israël.

Le groupe terroriste chiite du Hezbollah, soutenu par l’Iran, a dit avoir tiré dimanche des missiles antichars sur un véhicule militaire dans le nord d’Israël. L’Etat hébreu a riposté avec des frappes sur le sud du Liban, provoquant des incendies dans des secteurs forestiers.

Depuis, le calme semble être revenu et mercredi le commandant de la Finul, le général Stefano Del Col, a été reçu par le Premier ministre Saad Hariri, selon un communiqué de cette force intérimaire.

Le commandant a expliqué que les tirs du Hezbollah ont entraîné des « bombardements de représailles » de l’armée israélienne et qu’ils « auraient pu conduire à une escalade indésirable de la situation que la Finul et les parties n’auraient peut-être pas été en mesure de contrôler. »

Il a dénoncé les tirs du Hezbollah comme étant une « violation flagrante » de la résolution 1701 de l’ONU, qui avait mis fin à la guerre en 2006 entre le groupe terroriste chiite et Israël.

« Nous restons étroitement engagés avec les parties pour contenir les tensions et permettre un environnement sûr et sécurisé dans le secteur », selon le communiqué.

Le porte-parole de la Finul a expliqué à l’AFP que les parties en question étaient l’armée libanaise et l’armée israélienne.

Le chef de la FINUL, le général de division Stefano Del Col, originaire d’Italie, lors d’une cérémonie de transfert d’autorité au siège de la FINUL dans la ville de Naqoura, au sud du Liban, le 7 août 2018 (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Le commandant et Hariri se sont « mis d’accord sur l’importance de renforcer les capacités des forces armées libanaises dans la zone d’opérations de la Finul, afin de lui permettre d’assumer de plus grandes responsabilités en matière de sécurité le long de la ligne bleue », d’après le texte, en référence à la délimitation terrestre entre le Liban et Israël.

Mardi, M. Hariri avait souligné l’importance pour son pays de « continuer à appliquer » la résolution 1701 de l’ONU.

L’escalade a commencé le 24 août avec un bombardement israélien en Syrie qui a tué deux combattants du Hezbollah, et s’est poursuivie le lendemain par des accusations d’attaques de drones israéliens contre la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.

Ennemi juré d’Israël, le mouvement terroriste chiite est un poids lourd de la vie politique au Liban, où il est représenté au gouvernement et au Parlement.

Seule faction à ne pas avoir abandonné les armes à l’issue de la guerre civile (1975-1990), le Hezbollah est militairement impliqué dans le conflit en Syrie aux côtés du régime, où ses positions et ses convois d’armes destinés à l’Iran enraciné chez Bashar Al-Assad sont régulièrement pris pour cible par des raids de l’Etat hébreu, au nom de la sécurité.

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