La France toujours « préoccupée » par la détention de Salah Hamouri
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La France toujours « préoccupée » par la détention de Salah Hamouri

Un an après sa deuxième arrestation, Paris continue d'évoquer le sort du membre du FPLP qui avait été entre autres arrêté pour tentative de meurtre contre Ovadia Yossef

Salah Hamouri lors de la fête organisée à sa sortie de prison dans le cadre des accords Shalit en 2011 (Crédit: capture d'écran Youtube/Mission Falestine)
Salah Hamouri lors de la fête organisée à sa sortie de prison dans le cadre des accords Shalit en 2011 (Crédit: capture d'écran Youtube/Mission Falestine)

La France s’est dite « préoccupée » jeudi par le maintien en détention administrative d’un terroriste franco-palestinien depuis un an en Israël et demande que « l’ensemble de ses droits » soient respectés, a déclaré le Quai d’Orsay.

Salah Hamouri, 33 ans, avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Il est détenu dans une prison située dans le Néguev, dans le sud d’Israël.

Il existe une déclaration de justice (ici en hébreu) qui justifie les raisons de sa détention, une détention reconnue comme dérogatoire au droit commun.

Elle décrit Salah Hamouri comme « un haut responsable d’une organisation terroriste opérant à Jérusalem, en Judée et en Samarie [Cisjordanie] ».

Cette décision, explique le site, a été examinée par la Cour suprême, réputée pour son indépendance, qui s’est ainsi prononcée : « Il ressort des éléments que le prévenu constitue bien un danger important et réel pour la sécurité publique et que la détention administrative pour la période donnée est justifiée ».

Salah Hamouri avait été accusé d’avoir appartenu au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), décrit par certains comme un mouvement nationaliste de gauche, un groupe terroriste palestinien qui a revendiqué plusieurs attentats ayant fait des dizaines de morts entre 2001 et 2015, dont le massacre de quatre Juifs dans une synagogue à Jérusalem le 18 novembre 2014.

« La France reste préoccupée par la poursuite de sa détention administrative, qui a été prolongée jusqu’au 30 septembre », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Le président Emmanuel Macron et le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian ont évoqué « à plusieurs reprises » son cas avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et « demandé qu’il soit mis fin à sa détention administrative », a relevé Agnès von der Mühll.

Emmanuel Macron (g) rencontre Benjamin Netanyahu à l’Élysée, le 10 décembre 2017 à Paris. (Crédit : AFP / Ludovic MARIN)

« Ils ont également demandé que l’ensemble de ses droits soient respectés et que sa famille, en particulier son épouse et son fils, puissent lui rendre visite », a-t-elle ajouté.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri avait déjà été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l’ayant reconnu coupable de projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, le dirigeant spirituel et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shas, décédé en 2013.

Salah Hamouri avait été libéré en décembre 2011 après six ans de prison dans le cadre de l’échange de prisonniers connu sous le nom d’accord Shalit et a toujours clamé son innocence.

Selon l’ONG palestinienne Addameer, plus de 6 000 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 500 en détention administrative.

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