Athènes veut devenir un « pont » entre l’Europe et les pays arabes, Ankara fulmine
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Athènes veut devenir un « pont » entre l’Europe et les pays arabes, Ankara fulmine

Des ministres arabes de quatre pays ont participé au "Philia Forum" à Athènes pour "construire l'amitié, la paix et la prospérité de la région"

De gauche à droite, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif Al-Zayani, le ministre chypriote des affaires étrangères Nicos Christodoulides, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry, le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias, le ministre saoudien des Affaires étrangères le prince Faisal bin Farhan Al-Saud et le ministre d'État émirati pour la coopération internationale Reem Ebrahim Al -Hashimi, à une conférence de presse conjointe après leur réunion, à Athènes, le jeudi 11 février 2021. (Crédit : AP / Petros Giannakouris)
De gauche à droite, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif Al-Zayani, le ministre chypriote des affaires étrangères Nicos Christodoulides, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry, le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias, le ministre saoudien des Affaires étrangères le prince Faisal bin Farhan Al-Saud et le ministre d'État émirati pour la coopération internationale Reem Ebrahim Al -Hashimi, à une conférence de presse conjointe après leur réunion, à Athènes, le jeudi 11 février 2021. (Crédit : AP / Petros Giannakouris)

« L’ambition de la Grèce est de devenir un pont entre la Méditerranée orientale, le Golfe, les Balkans et l’Europe », a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères jeudi, à l’issue d’un forum à Athènes avec ses homologues de pays arabes et du pourtour méditerranéen.

Intitulée « Philia Forum » (forum de l’amitié), cette réunion a pour objectif de « construire l’amitié, la paix et la prospérité de la région », a souligné le chef de la diplomatie Nikos Dendias, qui cherche à resserrer en particulier les liens dans les domaines de l’énergie et de la sécurité.

Selon des analystes, cette rencontre gréco-arabe vise à faire front commun contre les ambitions de la Turquie voisine, qui convoite les ressources énergétiques de Méditerranée orientale.

Parmi les participants, les chefs de la diplomatie d’Arabie saoudite Farhan Al Saud, du Bahrein Abdulatif bin Rashid Alzayani, de Chypre, Nikolaos Chrystodoulides, d’Egypte Sameh Hassan Shoukry et des Emirats Reem Al Hashimi.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a également participé en visioconférence à cette réunion, selon une source ministérielle.

Le ministre égyptien s’est félicité de « la bonne coopération avec la Grèce, les pays arabes et les pays du Golfe en matière de sécurité ».

Il a souligné la nécessité de promouvoir « la stabilité dans la région pour mettre en valeur nos ressources et assurer un meilleur avenir pour nos peuples ».

La Grèce maintient traditionnellement de bonnes relations avec les pays arabes et Israël.

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Selon des analystes, cette rencontre gréco-arabe vise à faire front commun contre les ambitions de la Turquie voisine, qui convoite les ressources énergétiques de Méditerranée orientale.

« Un forum où la Turquie et les Chypriotes turcs ne sont pas représentés ne peut établir un mécanisme de coopération régionale réussie », a réagi de son côté le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué publié jeudi soir.

Ankara a en outre dénoncé « une tentative d’alliance basée sur l’hostilité envers la Turquie ».

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