Israël : La loi polonaise sur la Shoah risque d’alimenter l’antisémitisme
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Israël : La loi polonaise sur la Shoah risque d’alimenter l’antisémitisme

La vague d'articles antisémites dans les médias polonais inquiète le ministère des Affaires étrangères israélien

Des milliers de personnes réunies lors d'une marche pour la Journée de l'indépendance de la Pologne à Varsovie, le 12 novembre 2017 (Crédit : Lorena de la Cuesta/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)
Des milliers de personnes réunies lors d'une marche pour la Journée de l'indépendance de la Pologne à Varsovie, le 12 novembre 2017 (Crédit : Lorena de la Cuesta/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

Le ministère des Affaires étrangères se dit de plus en plus préoccupé par une vague d’articles antisémites dans les médias polonais à la suite du projet de loi polonais controversé sur l’Holocauste.

Les liens entre Varsovie et Jérusalem sont tendus depuis qu’Israël s’est opposé à un projet de loi qui criminalise le fait d’accuser les Polonais pour les atrocités commises pendant l’Holocauste, provoquant la colère des Polonais.

« Le ministère des Affaires étrangères surveille avec inquiétude les sentiments antisémites croissants exprimés par les médias polonais et nous envisageons de lancer un appel par l’intermédiaire de notre ambassade à Varsovie », a déclaré le ministère.

Israël a fustigé la législation – qui prescrit des peines de prison pour ceux qui utilisent le terme de « camps de la mort polonais » et criminalise la mention de la complicité polonaise dans les crimes nazis – comme « distorsion de la vérité, réécriture de l’histoire et négation de l’Holocauste ».

Le nouveau projet de loi prévoit des sanctions judiciaires pour les individus ou les organisations qui calomnieraient la « nation polonaise » en assignant une responsabilité aux Polonais pour les crimes commis sur leur sol.

L’utilisation des phrases comme « camps de la mort polonais » pour se référer aux sites d’extermination que l’Allemagne nazie avait installés dans la Pologne occupée pendant la guerre ferait encourir trois ans de prison ou une amende aux individus ou aux organisations, selon le projet de loi. Ce dernier a voulu partiellement répondre à des cas, ces dernières années, où les médias étrangers ont utilisé l’expression « camps de la mort polonais » pour qualifier Auschwitz et d’autres camps dirigés par les nazis.

Le projet de législation rend également illégal le fait de « réduire délibérément la responsabilité des ‘vrais coupables’ de ces crimes », en référence au meurtre d’environ 100 000 Polonais par des unités de l’armée des insurgés ukrainiens durant la Seconde Guerre mondiale.

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