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La mortalité chez les personnes âgées chute de 72 % après le 4e vaccin COVID – étude

L'étude israélienne montre également que les vaccins réduisent les hospitalisations de plus de 60 % ; l'auteur de l'étude a déclaré que ces vaccins sauvent des vies

Un vieil Israélien reçoit une dose du vaccin COVID-19, dans un centre de vaccination peu après l'introduction de la  quatrième dose. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un vieil Israélien reçoit une dose du vaccin COVID-19, dans un centre de vaccination peu après l'introduction de la quatrième dose. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les quatrièmes injections du vaccin COVID-19 ont permis de réduire de 72 % le taux de mortalité parmi les Israéliens les plus vulnérables, selon une nouvelle recherche évaluée par des pairs.

Cette conclusion est tirée d’une vaste étude israélienne qui a analysé les données relatives aux personnes âgées vivant dans des maisons médicalisées qui ont reçu quatre injections, en les comparant à celles qui n’en ont reçu que trois. Cette étude a été menée pendant l’épidémie de coronavirus de l’hiver dernier, dominée par le variant Omicron.

Selon l’étude, menée par l’université de Tel Aviv, l’université Ben Gurion et le ministère de la Santé, la quatrième injection du vaccin Pfizer a permis de réduire de plus de 60 % le risque d’hospitalisation pour cause de COVID et de 34 % le risque d’infection. Elle a été publiée dans la revue JAMA Internal Medicine.

« Le message le plus important ici est que la quatrième dose était protectrice pour les personnes âgées les plus fragiles qui sont dans des établissements résidentiels », a déclaré au Times of Israel l’épidémiologiste Khitam Muhsen de l’université de Tel Aviv, l’un des auteurs de l’étude.

« Le quatrième vaccin réduit les hospitalisations et les décès – c’est un sauveur de vie. »

« Les résultats sont très bons et très rassurants, d’autant plus qu’avant la quatrième dose, nous ne savions pas si elle serait utile, notamment contre Omicron qui est tellement plus difficile à combattre pour les vaccins, car il comporte beaucoup plus de mutations que les variants précédents. »

Muhsen a déclaré que les résultats justifient la décision prise par Israël en décembre d’administrer les quatrièmes doses, également appelées deuxièmes doses de rappels, avant la plupart des autres pays du monde.

« Ils confirment que la politique adoptée par l’État d’Israël était la bonne », a-t-elle déclaré. « La décision de vacciner les populations à risque avec la quatrième dose était un choix judicieux qui a sauvé beaucoup de vies humaines. »

Une infirmière se prépare à administrer une dose du vaccin COVID-19 dans un centre des services de santé Clalit à Katzrin, sur les hauteurs du Golan, le 9 janvier 2022. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

L’étude a porté sur quelque 40 000 Israéliens âgés qui vivent dans des institutions supervisées par le programme Senior Shield du ministère de la Santé, un groupe de travail lancé par le gouvernement israélien pour superviser la prévention et le contrôle du COVID-19 dans les établissements gériatriques du pays.

L’étude a comparé 24 088 résidents des établissements du Senior Shield qui ont reçu une quatrième dose du vaccin Pfizer, avec 19 687 résidents qui avaient été vaccinés avec les trois premières doses quatre mois ou plus avant le suivi, mais qui ont choisi de ne pas faire la quatrième injection.

« Ce que nous apprenons, c’est que si l’immunité s’affaiblit avec le temps, la quatrième dose renforce les anticorps neutralisants au-delà de l’impact de la troisième dose. Je recommande vivement aux personnes âgées de prendre la quatrième dose », a commenté Muhsen.

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