La nouvelle campagne du théâtre Khan suscite la controverse à Jérusalem
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La nouvelle campagne du théâtre Khan suscite la controverse à Jérusalem

Les affiches mettent en vedette des couples ayant des abonnements au théâtre, y compris un couple gay, ce qui soulève des inquiétudes quant à la réaction des ultra-orthodoxes

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Uri Erman (à gauche) et son mari, Daniel Jonas, l'un des six couples apparaissant dans la nouvelle campagne du Théâtre Khan à Jérusalem. (Autorisation, Khan Theatre)
Uri Erman (à gauche) et son mari, Daniel Jonas, l'un des six couples apparaissant dans la nouvelle campagne du Théâtre Khan à Jérusalem. (Autorisation, Khan Theatre)

Le Khan Theatre de Jérusalem a récemment lancé une nouvelle campagne promotionnelle avant sa saison 2018-2019, et l’une de ses affiches, mettant en scène un couple de même sexe, affole les réseaux sociaux.

Le théâtre a choisi six couples différents qui achètent régulièrement des abonnements annuels au Khan pour promouvoir leur campagne « Two Loves in One Membership » (littéralement : Un Abonnement pour Deux Amoureux) soulignant les avantages de l’appréciation partagée par les couples pour le théâtre.

Certains couples sont plus âgés et achètent des places depuis 40 ans, tandis que d’autres sont plus jeunes. Il y a des couples de religieux et d’autres laïcs, et il y a aussi Daniel Jonas et Uri Erman, un couple figurant sur l’une des affiches. Le couple a acheté un abonnement au Khan durant les quatre dernières années.

« Je sais, tout le monde en parle », a déclaré Orit Harel, porte-parole du Théâtre Khan. « Ils sont juste l’un des couples que nous avons choisi de mettre en vedette. »

Elisheva Mazia, le nouveau directeur général du théâtre, est passé avec Jonas sur la Treizième chaîne pour discuter de la campagne.

« Cela ne me semblait pas si étrange », a déclaré Mazia.

Uri Erman (à gauche) et son mari, Daniel Jonas, l’un des six couples apparaissant dans la nouvelle campagne du Théâtre Khan dans Jérusalem (Courtesy Khan Theatre)

Jonas, le président de Havruta, une organisation de Jérusalem qui soutient les personnes LGBTQ, a dit qu’il était un peu inhabituel de voir un couple gay dans un forum public à Jérusalem, c’est pour cette raison que lui et son mari, Erman, ont accepté de participer.

« C’était incroyable », a-t-il dit. « Nous ne sommes pas le point central de la campagne, nous sommes juste un couple de plus, et c’est ce qui fait toute la différence. »

Comme il y a six couples différents, tous photographiés pour des affiches placardées dans toute la ville, le théâtre ne pouvait pas choisir les lieux où les couples seraient exposés. Cela laissait la possibilité que le couple gay puisse être exposé dans l’un des quartiers les plus religieux de la ville, où les résidents se sont parfois révoltés contre les publicités sur les autobus mettant en scène des femmes.

« Nous n’essayons pas de provoquer qui que ce soit », a déclaré Mazia.

Le théâtre cherche à élargir son public à une foule plus jeune, ainsi qu’à un public plus religieux, et aux anglophones. Il s’essaie un projet pilote de pièces pour les anglophones, dont certains sont basés sur les Histoires de S.Y. Agnon, et d’autres sont sous-titrés en anglais.

Il y aura aussi un projet de jeunes dramaturges, avec un incubateur, il s’agira de pièces courtes écrites par des dramaturges moins connus et présentés une fois par mois.

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