La pandémie, bénéfique pour les liens fraternels, nocive pour la vie de couple
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La pandémie, bénéfique pour les liens fraternels, nocive pour la vie de couple

Un sondage révèle que de nombreux grands-parents se sont sentis négligés par leurs familles et de nombreux parents luttent pour aider leurs enfants à faire face

Des parents accompagnent leurs enfants dans un jardin d'enfants à Tel Aviv, lors de leur réouverture le 18 octobre 2020, après avoir été fermés lors d'un confinement national visant à prévenir la propagation du Coronavirus. (Avshalom Sassoni/Flash90)
Des parents accompagnent leurs enfants dans un jardin d'enfants à Tel Aviv, lors de leur réouverture le 18 octobre 2020, après avoir été fermés lors d'un confinement national visant à prévenir la propagation du Coronavirus. (Avshalom Sassoni/Flash90)

La pandémie de coronavirus a eu tendance à abîmer les relations entre conjoints en Israël, tout en renforçant les liens entre frères et sœurs, révèle un sondage publié vendredi.

Les relations entre les enfants et leurs grands-parents ont également souffert, tandis que les parents se sont rapprochés de leurs enfants, a déclaré l’Institut Adler, une association israélienne à but non lucratif qui se concentre sur les relations familiales.

La pandémie a contraint de nombreuses familles à rester enfermées chez elles pendant de longues périodes, les enfants suivant les cours à distance et les parents en télétravail ou encore en congé pour s’occuper des enfants.

D’autres ont été confinés non pas par choix mais en raison du chômage, qui a grimpé en flèche au cours de l’année dernière. D’autre part, les réunions entre les grands-parents âgés et les membres plus jeunes de la famille ont été extrêmement limitées en raison de la nécessité de protéger la population âgée contre l’infection.

L’enquête a été réalisée par la société israélienne de collecte de données iPanel et s’est basée sur des entretiens avec 500 parents et grands-parents de la population hébréophone d’Israël.

Près de la moitié des couples qui ont répondu – 48 % – ont déclaré que la pandémie leur avait fait perdre du « quality time » avec leur partenaire, et un tiers a déclaré que cela avait nui à leur vie sexuelle.

Trente pour cent ont déclaré que leur situation financière pendant la pandémie avait mis à rude épreuve leurs relations et 14 % ont opté pour le divorce, tandis que 10 % ont déclaré qu’ils étaient moins susceptibles de divorcer.

Soixante-cinq pour cent des parents ont déclaré qu’ils n’étaient, tout au plus, que modérément capables d’aider leurs enfants à faire face à la crise, et 49 % ont déclaré que l’état émotionnel de leurs enfants avait empiré à cause de la pandémie.

Parmi les parents qui ont été licenciés ou mis en congé sans solde, 78 % ont déclaré qu’ils étaient tout aussi capables de s’occuper de leurs enfants, voire mieux.

Dans 41 % des familles, les frères et sœurs se sont rapprochés au cours de la pandémie, selon l’enquête.

Quant aux grands-parents, 92 % d’entre eux ont déclaré qu’ils étaient attristés par le temps perdu avec leurs petits-enfants, et environ un quart d’entre eux se sentaient négligés par les autres membres de la famille.

La pandémie en Israël a maintenu les écoles fermées pendant une grande partie de l’année dernière, y compris le confinement actuel, le troisième d’Israël, bien que certaines écoles aient rouvert au début de cette semaine.

Les fermetures répétées ont forcé des milliers d’entreprises à fermer et ont mis à mal certaines industries, notamment le tourisme, la culture et l’événementiel.

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