La piste de l’aéroport de Sanaa détruite pour qu’un avion iranien ne s’y pose pas
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La piste de l’aéroport de Sanaa détruite pour qu’un avion iranien ne s’y pose pas

La coalition menée par l'Arabie Saoudite mène des raids aériens contre les Houthis au Yémen qui sont soutenus par l'Iran

Cratère laissé par une frappe aérienne sur le tarmac de l'aéroport international de Sanaa, capitale du Yémen, le 29 avril 2015. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)
Cratère laissé par une frappe aérienne sur le tarmac de l'aéroport international de Sanaa, capitale du Yémen, le 29 avril 2015. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)

La coalition menée par l’Arabie saoudite a indiqué avoir détruit la piste de décollage de l’aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles chiites, après qu’un avion iranien voulant s’y poser eut « bravé » l’interdiction de survoler le Yémen.

L’Iran soutient les rebelles Houthis, visés quotidiennement par des raids aériens de la coalition arabe depuis le 26 mars, mais Téhéran dément leur apporter toute aide militaire.

Maintenant que la piste d’atterrissage est détruite, les avions transportant de l’aide humanitaire ne pourront plus se poser à Sanaa, jusqu’à ce que les rebelles la réparent, alors que la situation humanitaire est critique dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, où la population est privée de tout.

L’avion iranien en question, qui avait obtenu l’autorisation de la coalition se rendre dans la capitale yéménite via l’Arabie saoudite, est « passé par Oman avant de demander d’atterrir à Sanaa », tentant de suivre « un itinéraire qui n’avait pas reçu d’autorisation préalable », a expliqué le porte-parole de la coalition, le général Ahmed al-Assiri.

Le pilote de l’appareil a fait fi des avertissements l’invitant à ne pas se rendre à Sanaa, a précisé Assiri à Al-Arabiya, chaîne de télévision à capitaux saoudiens.

« Cela a obligé les forces aériennes (de la coalition) à détruire la piste atterrissage de l’aéroport de Sanaa, afin de l’empêcher d’atterrir », a poursuivi le général, ajoutant que le pilote s’en était retourné vers l’Iran.

Selon Assiri, « quelque chose n’était pas clair concernant cet avion ».

La coalition de neuf pays arabes menée par Ryad contrôle actuellement l’espace aérien du Yémen et demandent aux appareils se dirigeant vers Sanaa de faire escale au préalable à l’aéroport saoudien de Bisha, où ils doivent être « fouillés ».

Selon un responsable de l’aéroport de Sanaa, les avions de la coalition ont bombardé la piste dans l’après-midi, après que trois avions transportant de l’aide humanitaire eurent atterri dans la matinée.

Assiri a confirmé que des avions de Médecins sans frontières (MSF), de l’Organisation internationale de migrations (IOM) et d’autres organisations humanitaires avaient atterri à Sanaa mardi.

La coalition, qui met en œuvre un embargo maritime et aérien sur le Yémen, a annoncé il y a une semaine la fin de la phase intensive de ses frappes aériennes contre les rebelles Houthis, qui n’ont cependant pas cessé.

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