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La police saisit des véhicules « de luxe » dans une ville arabe

La police a saisi 10 voitures dans le cadre d'une action contre la monté du crime dans la communauté arabe ; un véhicule a été rendu à son propriétaire après paiement de sa dette

Une voiture mise en fourrière par la police à Oum al-Fahm, le 10 novembre 2021. (Autorité fiscale israélienne)
Une voiture mise en fourrière par la police à Oum al-Fahm, le 10 novembre 2021. (Autorité fiscale israélienne)

La police israélienne a mis en fourrière mercredi dix véhicules « de luxe » dans la ville arabe d’Oum al-Fahm, dans le nord du pays, appartenant à des débiteurs qui doivent l’impôt sur le revenu et la TVA à l’administration fiscale israélienne, ont indiqué des responsables.

Dans une déclaration conjointe avec l’autorité fiscale, la police a déclaré que l’opération s’inscrivait dans le cadre de la lutte contre la criminalité croissante au sein de la communauté arabe du pays.

L’un des dix véhicules a ensuite été restitué à son propriétaire après qu’il ait remboursé sa dette à un fonctionnaire de l’administration fiscale.

Le communiqué conjoint indique que les véhicules valent « des centaines de milliers de shekels ». Les images publiées par l’administration fiscale montrent des véhicules Mercedes, Skoda et Hyundai.

Il n’a pas été précisé si l’un des propriétaires était soupçonné d’être impliqué dans le crime organisé ou s’il devait simplement payer des impôts.

Ces dernières semaines, la police a intensifié ses activités dans les régions arabes dans le cadre d’une opération majeure baptisée « Route Sûre », arrêtant des dizaines de suspects pour détention ou commerce présumé d’armes à feu, crimes liés à la drogue et infractions routières.

Dans la nuit et tôt mardi matin, 64 marchands d’armes illégaux ont été arrêtés dans le cadre de ce que la police a décrit comme la plus grande opération de saisie d’armes de contrebande de l’histoire du pays.

Une cérémonie après la plus grande opération de police jamais menée contre les trafiquants d’armes illégales, à Tel Aviv, le 9 novembre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Les communautés arabes ont connu une flambée de violence ces dernières années, alimentée principalement par le crime organisé.

Depuis le début de l’année 2021, au moins 106 personnes ont été tuées dans des homicides présumés, selon l’organisme à but non lucratif Abraham Initiatives. Environ 90 étaient des citoyens d’Israël, et 16 autres étaient des Palestiniens, soit de Jérusalem-Est, soit résidents d’Israël.

Les Arabes israéliens accusent la police, qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et ignore largement la violence, qui comprend des querelles familiales, des guerres de territoire mafieuses et des violences contre les femmes. La communauté a également souffert de décennies de négligence.

En août, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que la violence et la criminalité dans les communautés arabes israéliennes étaient une « calamité nationale ».

Le personnel du Times of Israel a contribué à cet article.

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