La revue française Tenoua décortique le mot « sionisme »
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La revue française Tenoua décortique le mot « sionisme »

Avec, sans doute, la dernière interview de Mickaël Bar Zvi, disparu en mai dernier, le magazine tente une traversée du concept et de ses manifestations

Le professeur Mickael Bar Zvi en avril 2017 (Crédit: capture d'écran Fréquence Tel Aviv/Youtube)
Le professeur Mickael Bar Zvi en avril 2017 (Crédit: capture d'écran Fréquence Tel Aviv/Youtube)

Tenoua, la revue trimestrielle dirigée par Delphine Horvilleur, rabbin du Mouvement juif libéral de France, se demande, étonné : « comment en sommes-nous arrivés là ? ». Par quel biais le mot « sionisme » s’est-il chargé de « tant de haine », à tel point qu’il en devienne même « l’insulte suprême ».

Pour y voir plus clair, le magazine, que l’on peut feuilleter virtuellement ici, découpe le sionisme en tranches, en auscultant chacune d’entre elles : qu’est-ce qu’être sioniste aujourd’hui en Israël alors que l’époque des pionniers est déjà colorée de sépia depuis longtemps ? Ailleurs, l’ancien rédacteur en chef de la revue L’Arche, Meïr Waintrater, débusque les pièges contenus dans les vocables anti-sionisme et antisémitisme, etc…

Dans une interview, l’universitaire Mickaël Bar Zvi, décédé en mai dernier, rappelle plusieurs de ses vérités. Si plusieurs centaines de personnes continuent de « monter » en Israël en choisissant de s’y installer, abandonnant des conditions matérielles généralement plus avantageuses, c’est que l’utopie du sionisme est encore vivante, argumente-t-il.

« Ce projet politique n’est pas une idéologie, déclare Bar Zvi, mais un mode de vie. On peut vivre en Israël sans se sentir sioniste, mais le sionisme moderne, c’est aussi la high-tech israélienne, c’est cette créativité qui nourrit le pays et apporte au monde un mieux-être, des formes d’espérance, un tikkoun« .

Selon lui, le sionisme porte encore ce « pouvoir de changer les choses. »

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