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La Russie « profondément inquiète » des frappes israéliennes en Syrie

Pour Moscou, ces attaques "violent la souveraineté" de la Syrie et pourraient entraîner une escalade des tensions

Un avion de chasse F-35 décolle lors d'un exercice surprise, "Galilee Rose", en février 2021. (Armée israélienne)
Un avion de chasse F-35 décolle lors d'un exercice surprise, "Galilee Rose", en février 2021. (Armée israélienne)

La Russie a exprimé « ses profondes inquiétudes » face aux frappes israéliennes continues sur le territoire syrien, estimant qu’elles pourraient entraîner une escalade des tensions dans le secteur et mettre en péril les vols commerciaux.

« Les frappes israéliennes continues contre des cibles en Syrie entraînent une inquiétude profonde », a commenté jeudi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, des propos rapportés par l’agence de presse TASS. « Ces attaques sont une violation flagrante de la souveraineté de la Syrie et elles sont susceptibles d’entraîner une escalade nette des tensions. De telles actions posent également un risque majeur en ce qui concerne les vols de passagers internationaux ».

Elle a ajouté que Moscou « s’oppose systématiquement et résolument aux tentatives de transformer la Syrie en théâtre d’affrontements armés entre pays tiers ».

« Une fois encore, nous appelons avec insistance la partie israélienne à s’abstenir d’un tel usage de la force », a-t-elle continué.

L’armée israélienne a procédé à des centaines de frappes aériennes en Syrie au cours de la dernière décennie en réponse aux initiatives prises par l’Iran visant à s’ancrer sur le territoire syrien, transférant des armes en traversant le pays à ses groupes mandataires de la région – et en particulier à la milice terroriste libanaise du Hezbollah.

Israël a reconnu prendre pour cible les bases des forces iraniennes et des groupes terroristes alliés à l’Iran, en particulier le long de la frontière avec le Golan – comme le Hezbollah du Liban, dont les combattants sont déployés dans le sud de la Syrie. Le pays a également indiqué attaquer les convois de transport d’armements destinés à ces groupes.

La porte-parole russe du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova à Moscou, en Russie, le vendredi 17 janvier 2020 (Crédit : AP Photo/Alexander Zemlianichenko)

Les dernières informations portant sur des frappes israéliennes commises en Syrie remontent à lundi, quand la chaîne de télévision officielle syrienne a indiqué que des avions-chasseurs avaient bombardé des cibles à proximité de la capitale syrienne de Damas.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, une ONG pro-opposition basée au Royaume-Uni qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie mais dont le financement reste flou, les cibles de ces frappes ont été des postes, des avant-postes et des entrepôts d’armes du Hezbollah situés au nord-est de Damas.

La Russie a récemment annoncé qu’elle prenait part à des patrouilles militaires conjointes avec l’armée de l’air syrienne dans l’espace aérien qui jouxte les frontières du pays, et notamment dans le secteur du plateau du Golan – des spéculations ont laissé entendre, depuis, que l’État juif pourrait se montrer plus hésitant à l’idée de frapper la Syrie.

Suite à ces patrouilles, Ynet a signalé que des responsables militaires israéliens discutaient avec des officiers de l’armée russe pour apaiser les tensions.

Le site d’information a ajouté que les responsables israéliens ne comprennent pas pourquoi la Russie, qui a annoncé que de telles patrouilles conjointes auraient lieu plus régulièrement à l’avenir, avait changé sa politique à l’égard d’Israël.

De la fumée après une frappe de missiles attribuée à Israël, sur le port syrien de Lattaquié, le 7 décembre 2021 (Capture d’écran Twitter).

Ynet a affirmé, sans citer ses sources, qu’Israël pourrait limiter ses campagnes aériennes en Syrie en résultat de cette initiative russe, même après la fin des pourparlers.

Le président russe Vladimir Poutine est considéré comme l’un des rares alliés de Bashar el-Assad, et la Russie utiliserait sa présence dans ce pays ravagé par la guerre pour pouvoir trouver un ancrage au Moyen-Orient.

Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

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