Rechercher

La société de logiciels de gestion d’entreprise HoneyBook lève 250 millions de $

La société, fondée en Israël et basée à San Francisco, permet aux utilisateurs de gérer leurs clients et d'automatiser les tâches ; elle double là son évaluation

Ricky Ben-David est journaliste au Times of Israël

De gauche à droite : les cofondateurs de HoneyBook, Dror Shimoni, Naama Alon et Oz Alon. (Autorisation)
De gauche à droite : les cofondateurs de HoneyBook, Dror Shimoni, Naama Alon et Oz Alon. (Autorisation)

Mercredi 3 novembre, la société israélienne HoneyBook, spécialisée dans les logiciels de gestion d’entreprise, a annoncé avoir levé 250 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table de série E (cycles de financement), six mois après avoir obtenu un investissement de 155 millions de dollars et être devenue une licorne technologique, une société privée évaluée à plus d’un milliard de dollars.

Le cycle de financement actuel valorise HoneyBook à plus de 2 milliards de dollars. L’investissement a été mené par Tiger Global Management, avec la participation de Durable Capital Partners LP, Norwest Venture Partners, Citi Ventures et OurCrowd, selon un communiqué de la société.

HoneyBook a été fondée il y a huit ans à San Francisco par un couple d’Israéliens, Oz Alon et Naama Alon, aux côtés de Dror Shimoni. La société a développé une plateforme de gestion commerciale et financière en ligne pour les petites entreprises, les entrepreneurs et les indépendants, qui leur permet de gérer les clients et les projets, de traiter les contrats, de percevoir les paiements et d’automatiser les mails et les tâches. Elle sert des clients à travers les États-Unis et le Canada.

Selon l’entreprise, la pandémie de COVID-19 a eu un impact positif sur l’entreprise, car les interactions des consommateurs avec les entreprises ont changé, nécessitant l’adoption accrue d’outils numériques pour soutenir leur croissance.

« Les États-Unis sont en pleine révolution de la main-d’œuvre qui entraîne l’essor continu de l’économie des entreprises indépendantes », a déclaré l’entreprise dans un communiqué publié mercredi, ajoutant que le total de ses réservations sur la plateforme avait désormais dépassé les 5 milliards de dollars, dont 1,8 milliard pour la seule année 2021.

« Les travailleurs d’aujourd’hui recherchent une plus grande autonomie dans leur carrière, une plus grande flexibilité dans leur mode de vie et une plus grande satisfaction dans leur travail – c’est ce que signifie être un indépendant », a déclaré Oz Alon, PDG de HoneyBook. « HoneyBook donne aux propriétaires d’entreprise les outils et les ressources dont ils ont besoin pour posséder leur indépendance avec passion et détermination. »

HoneyBook a déclaré qu’il utilisera l’investissement pour faire progresser le développement de son produit et fournir « une valeur encore plus grande » à une main-d’œuvre indépendante croissante.

« Nous assistons à des changements sans précédent dans la main-d’œuvre américaine et à un immense élan vers le travail indépendant. Avec une expérience éprouvée en matière d’innovation et d’action décisive, HoneyBook est la meilleure solution du marché pour soutenir le succès de cette catégorie émergente d’entreprises indépendantes », a déclaré John Curtis, partenaire chez Tiger Global Management.

« Nous sommes impatients de renforcer notre partenariat avec cette entreprise visionnaire qui fait avancer l’avenir du travail », a ajouté John Curtis.

Les entreprises israéliennes qui développent des logiciels d’entreprise ont vu leur valeur grimper en flèche au cours des derniers mois. En septembre, la plateforme mondiale de gestion des salaires et des paiements Papaya Global a atteint une valorisation de 3,7 milliards de dollars après avoir levé 250 millions de dollars lors d’un nouveau tour de table, son troisième en moins d’un an.

La startup Deel, cofondée par des Israéliens, a été évaluée à la somme astronomique de 5,5 milliards de dollars le mois dernier, contre 1,5 milliard de dollars en avril, après avoir levé 425 millions de dollars dans le cadre d’une série D de financement.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...