La stratégie de Netanyahu face aux chefs des implantations
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La stratégie de Netanyahu face aux chefs des implantations

Comme en 2015, Netanyahu dit que seul le Likud peut assurer leur sécurité, mais une nouvelle génération de dirigeants de Cisjordanie plus à droite n'en est pas si sûre

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) rencontre les dirigeants des implantations dans son bureau le 25 février 2018. (Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) rencontre les dirigeants des implantations dans son bureau le 25 février 2018. (Amos Ben Gershom/GPO)

Dans une interview accordée au site d’information pro-implantations NRG la veille des élections législatives de 2015, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait lancé un avertissement à la droite israélienne.

Lorsqu’on lui a demandé s’il reprendrait la construction juive à Jérusalem-Est et en Cisjordanie s’il était réélu, le Premier ministre avait répondu par la négative. « La question n’est pas de construire des bâtiments supplémentaires. Il y a maintenant une menace réelle qu’un gouvernement de gauche se joigne à la communauté internationale et fasse ce qu’elle veut », a-t-il dit, affirmant que la dernière fois qu’un parti de gauche avait dirigé la coalition environ deux décennies auparavant, l’ancien Premier ministre Ehud Barak avait été « d’accord pour tout donner ».

Netanyahu a attendu jusqu’à la veille des élections pour lâcher de telles fusées éclairantes destinées aux électeurs des implantations. Elles auraient fait partie d’une campagne alarmiste de dernière minute qui, selon les sondages, aurait permis au parti Likud du Premier ministre de remporter jusqu’à quatre sièges du parti sioniste-religieux HaBayit HaYehudi, ce qui aurait donné à sa faction une victoire éclatante de 30-24 sièges sur l’Union sioniste de centre gauche.

Deux jours seulement après l’annonce des élections de 2019, Netanyahu a montré qu’il n’avait pas l’intention de perdre du temps et a ouvert sa réunion avec les dirigeants des implantations par un avertissement presque identique à celui qu’il avait donné quatre ans auparavant.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre les dirigeants des implantations à Jérusalem, 26 décembre 2018 (Haim Zach/GPO)

« Lors de la prochaine campagne électorale, la gauche tentera de nous évincer du pouvoir », a déclaré le Premier ministre aux présidents des conseils de Cisjordanie dans son bureau de Jérusalem.

« C’est une bataille pour nos maisons, a-t-il poursuivi. « Le sort de l’Etat et des implantations n’est pas acquis… Car plus tard, sous un gouvernement de gauche, tout sera immédiatement inversé. »

Les dirigeants des implantations semblaient accueillir favorablement son message.

Le président du Conseil régional de la vallée du Jourdain, David Elhayani, a par la suite fait l’éloge du Premier ministre. « Lors des prochaines élections, nous devons dire la vérité à nos résidents : les projets dans les implantations sont florissants, et c’est uniquement grâce à vous. »

Elhayani a confirmé les remarques faites lors de la réunion à huis clos au Times of Israel, et a déclaré qu’il n’était pas le seul à avoir saisi l’occasion de féliciter le Premier ministre pour son travail au nom des résidents des implantations.

« Chacun d’entre nous avait ses propres requêtes pour le Premier ministre, mais l’atmosphère était très cordiale », a rappelé le chef du conseil de la vallée du Jourdain.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (c) pose avec les dirigeants des implantations à Jérusalem, 26 décembre 2018 (Haim Zach/GPO)

L’accueil chaleureux aurait probablement pu être attribué aux chaises qui sont restées vides dans la pièce. Yossi Dagan, président du conseil régional de Samarie, Yisrael Gantz, président du conseil régional de Binyamin et Eliyahu Libman, président du conseil local de Kiryat Arba, ont annoncé quelques heures avant la réunion qu’ils boycotteraient la session en raison du refus de Netanyahu de prendre au sérieux leurs demandes d’augmentation de la construction d’implantations et de rétablissement des barrages routiers en Cisjordanie suite aux récentes vagues de violence palestinienne.

Yossi Dagan (à gauche), président du conseil régional de Samarie, et Yisrael Gantz, président du conseil régional de Binyamin. (Roy Hadi)

Netanyahu compte sur le fait que les trois présidents des conseils en question représentent un groupe marginal d’implantations qui finira par réintégrer les rangs lorsqu’ils réaliseront qu’il est le seul élément qui empêche la montée de la gauche au pouvoir, et la nomination d’un Premier ministre qui procèdera à l’évacuation des implantations. Mais la nouvelle génération de dirigeants des implantations, plus combatifs, menace de mettre à l’épreuve l’appui que le Premier ministre a pu prendre pour acquis au cours des quatre dernières années.

Ce n’est plus une opposition individuelle

Tout d’abord, le flanc des dirigeants des implantations contestataires s’est étendu au-delà de Yossi Dagan. Il est maintenant rejoint par Libman et Gantz, tous deux élus en octobre ; ce dernier représente le plus grand conseil régional israélien en Cisjordanie avec plus de 65 000 habitants (suivi par le conseil régional de Samarie de Dagan, où vivent plus de 40 000 résidents).

Et la liste ne s’arrête peut-être pas à ces trois noms. Un certain nombre d’autres dirigeants d’implantations seraient de plus en plus attirés par l’approche de Dagan. Il s’agit de Shlomo Ne’eman, président du Conseil régional de Gush Etzion, qui représente 23 implantations et avant-postes du centre de la Cisjordanie, et Yochai Damari, président du Conseil régional de Har Hebron, qui représente 19 localités du sud de la Cisjordanie.

Lorsqu’on lui a demandé s’il se voyait se joindre à Dagan, Gantz et Libman à un moment donné dans des manifestations plus agressives contre la politique du Premier ministre, Damari a déclaré au Times of Israel : « Cela dépendra des circonstances ».

Yohai Damari, chef du Conseil régional de Har Hevron (Autorisation)

« Certains participants à la réunion ne se sentent pas différents de Dagan et Gantz », a supposé Yigal Lahav, président du conseil de Karnei Shomron.

Un ancien président du conseil de Cisjordanie qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat a fait valoir que les implications de la montée du camp contestataire sur l’avenir des implantations pourraient être considérables.

La rencontre de mercredi avec les dirigeants des implantations a été organisée par Zeev « Zambish » Hever, le PDG de l’organisation de construction de l’implantation Amana et le personnage qui représente le mieux la vieille garde du mouvement.

« Depuis un certain temps, Zambish est celui qui, selon les gens de Yesha, est indispensable pour obtenir l’oreille de Netanyahu », a déclaré l’ancien président du conseil. Yesha est une organisation-cadre des implantations qui compte beaucoup sur le PDG d’Amana.

Il a prédit que Netanyahu acceptera dans les semaines à venir de s’asseoir avec les dirigeants des implantations qui le boycottent et même de céder à certaines de leurs revendications.

« Cela neutralisera complètement le pouvoir de Yesha, et nous verrons les présidents de conseil se demander pourquoi ils doivent travailler dans le cadre de Yesha quand ils peuvent se retirer et rencontrer le Premier ministre », a affirmé l’ancien chef des implantations.

En plus de leur façon de procéder, l’ancien président du Conseil a déclaré que la nouvelle génération de dirigeants des implantations a également une philosophie différente de celle de Zambish et de Yesha sur la meilleure façon de faire progresser le mouvement.

« Zambish a fait venir autant d’Israéliens que possible en Judée et en Samarie », a-t-il expliqué, utilisant le terme biblique pour désigner la Cisjordanie. « Pour ce faire, vous devez travailler en cachette en construisant d’abord et seulement ensuite en obtenant l’approbation de l’État. »

Zeev Chever, secrétaire général d’Amana, le mouvement de construction des implantations en Cisjordanie, 13 août 2013 (Flash90)

L’argument du camp de Zambish, comme l’a expliqué l’ancien chef des implantations, a longtemps été que si les résidents des implantations tentaient de travailler « au grand jour » pour étendre la présence israélienne au-delà de la Ligne verte, les ONG le remarqueraient et feraient appel devant la Cour suprême de justice pour annuler de tels mouvements.

L’argument du camp de Zambish, comme l’a expliqué l’ancien chef des implantations, a longtemps été que si les résidents des implantations tentaient de travailler « au grand jour » pour étendre la présence israélienne au-delà de la Ligne verte, les ONG le remarqueraient et feraient appel devant la Cour suprême de justice pour stopper de telles initiatives.

L’ex-dirigeant d’implantation a déclaré que le camp de Dagan n’est pas inquiet de la « menace de la Cour suprême » et veut concrètement étendre les implantations avec l’accord du gouvernement.

La meilleure preuve en est l’établissement de l’implantation Amichai pour les personnes évacuées de l’avant-poste d’Amona. Avant la destruction, en février 2017, de la collectivité illégale au sommet d’une colline construite sur des terres palestiniennes privées, Zambish a contacté les habitants d’Amona et leur a dit avoir obtenu l’approbation tacite du gouvernement pour leur réinstallation sur une colline, près de Shiloh.

Sous la houlette d’un autre allié de Yossi Dagan, Avichai Boaron, les habitants d’Amona ont rejeté l’offre et déclaré qu’ils n’étaient pas intéressés à utiliser le Zambish comme médiateur entre eux et le gouvernement et qu’ils allaient faire part directement de leurs revendications à Netanyahu.

« Non seulement ils voulaient que leur village soit situé dans un endroit (légèrement) différent, mais ils exigeaient aussi un sceau d’approbation officiel du gouvernement avec des services appropriés pour leur nouvelle communauté », explique l’ancien chef des implantations.

Le maire de Karnei Shomron, Yigal Lahav (Conseil local de Karnei Shomron)

Dans la période précédant les élections d’octobre à la présidence du Conseil régional de Binyamin, Gantz a publié un communiqué controversé qui a fait des vagues dans le monde des implantations car il attaquait son opposant Shiloh Adler, qui avait démissionné de son poste de directeur général de Yesha pour se présenter.

La campagne de Gantz faisait référence à Adler comme le candidat des « anciennes institutions rouillées, Yesha et Amana ».

Un membre du Conseil régional de Binyamin a révélé au Times of Israel que Boaron avait été à l’origine de cette déclaration controversée.

« En fin de compte, l’ascension de cette nouvelle génération rendra Yesha complètement insignifiante, ou les forcera à modifier considérablement leur façon d’interagir avec le Premier ministre et son gouvernement », a conclut l’ancien dirigeant.

Les dirigeants du Conseil de Yesha semblent conscients de la menace posée par Dagan et Gantz, entre autres.

L’organisme de coordination a publié un communiqué critiquant le boycott des présidents des conseils, mais a notamment choisi de ne citer que Dagan par son nom. Il semblait s’agir d’une tentative de maintenir une fenêtre pour un partenariat futur avec Gantz et Libman, même si sa relation avec Dagan est irrécupérable.

Mais Lahav, de Karnei Shomron, a déclaré que la décision de se concentrer sur le flanc des contestataires était une erreur.

« Ceux qui ont boycotté ne représentent pas l’essence même du groupe, alors pourquoi avons-nous pris le temps d’y répondre ? », a-t-il demandé. « Ont-ils perturbé la réunion ou l’ont-ils empêchée d’avoir lieu ? »

Le président du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, s’exprime alors que des résidents d’implantations et des militants de droite protestent contre les attaques terroristes palestiniennes continuelles contre les Israéliens en Cisjordanie, devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 16 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Lahav a fait valoir que les dirigeants de Yesha doivent apprendre à travailler avec les tactiques de la nouvelle génération de dirigeants des implantations et à les respecter, afin qu’ils puissent « redevenir les représentants des habitants de Judée et Samarie, et non 50 % d’entre eux seulement ».

Cependant, le président du conseil local de Karnei Shomron a semblé avoir été plus conciliant envers les francs-tireurs que la plupart des participants à la réunion, où les voix plus combatives telles que Elhayani et Oded Revivi, président du conseil local d’Efrat, étaient plus répandues.

Revivi a publié un certain nombre de communiqués au cours de la semaine dernière, fustigeant Dagan et les présidents du conseil pour leur boycott pour leurs tentatives de ‘danser sur le sang’ des victimes du terrorisme pour obtenir des permis de construire ».

Quant à ce que les dirigeants des implantations ont réussi à obtenir de Netanyahu lors de la réunion de mercredi, M. Lahav a déclaré que le Premier ministre avait accepté de créer un petit comité des présidents des conseils qui rencontreront une fois par mois les collaborateurs du Premier ministre pour s’assurer que les fonds sont bien affectés aux implantations.

Les résultats obtenus par les dirigeants des implantations étaient beaucoup moins substantiels et concrets que ce que Dagan, Gantz et Libman demandaient et représentaient probablement une victoire considérable pour le flanc des opposants.

« Ils ont donc créé un autre comité de travail, et alors ? » a ironisé un représentant du Conseil régional de Samarie. « Le cabinet du Premier ministre a établi un certain nombre de ces comités ces dernières années et ils n’ont rien donné de concret sur le terrain. »

Vous avez le pouvoir. Que fait-on maintenant ?

Mais même avec cette influence nouvelle, il semble que la nouvelle génération de dirigeants des implantations ne souhaite pas abandonner complètement Netanyahu.

Dagan et Gantz ont tous les deux pris soin, au cours de la semaine dernière, de souligner qu’ils « aiment et soutiennent le Premier ministre ».

Yisrael Gantz (à gauche), président du Conseil régional de Binyamin, remet un prix au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de l’inauguration d’un nouvel échangeur routier près de l’implantation de Adam au centre de la Cisjordanie, le 11 décembre 2018. (Yossi Zamir)

« Je ne l’ai pas vraiment boycotté. Il nous a invités en tant que groupe et j’ai décidé de ne pas y aller », a dit Gantz au Times of Israel. « S’il m’avait invité personnellement, bien sûr que je serais venu immédiatement. »

Le président du Conseil régional de Binyamin a expliqué que les dirigeants des implantations avaient tenu une réunion préparatoire avec les collaborateurs de Netanyahu au cours de laquelle les présidents des conseils ont présenté leurs revendications et le cabinet du Premier ministre a indiqué que celui-ci serait disposé à leur proposer.

« Quand j’ai vu qu’il n’y aurait pas de résultats concrets, j’ai compris qu’il ne servait à rien d’y aller », a dit Gantz. « Avec la sécurité de mes résidents en jeu, je n’ai pas le luxe de faire semblant. »

Gantz a dit que lui et Dagan étaient « en train d’envisager des actions futures » à prendre si Netanyahu refuse de bouger sur leurs demandes. « Nous ne resterons pas assis tranquillement. »

Mais, pressé d’indiquer si de telles mesures pourraient inclure la révocation de son soutien au parti Likud du Premier ministre, dont il est un membre actif, Gantz a admis qu’une telle décision serait « peu probable ».

« Mais il existe pour moi d’autres moyens d’influencer la politique au-delà de mon vote aux élections », a-t-il ajouté.

Le parti HaBayit HaYehudi organise une réunion de faction avec les dirigeants des implantations dans l’avant-poste de Givat Assaf le 17 décembre 2018. (HaBayit HaYehudi)

« Ils peuvent faire passer des candidats aux primaires du Likud qui feront avancer notre programme », a expliqué David Haivri, membre de l’assemblée du conseil régional de Samarie et conseiller de longue date de Dagan.

En 2012, Dagan a aidé à mettre sur pied « My Likud », une équipe de campagne en faveur des implantations au sein du parti de droite qui a été chargé de recruter environ des milliers de membres.

Haivri a estimé que le bloc représente environ un sixième des électeurs des primaires du Likud.

Tout en reconnaissant que HaBayit HaYehudi est considéré comme plus proche du mouvement des implantations, Damari a affirmé que « l’influence véritable se situe au sein du parti au pouvoir ». Le chef du Conseil régional de Har Hébron a résumé le sentiment de la majorité des présidents des conseils de Cisjordanie, qui sont également des membres inscrits du Likud.

Lahav a admis qu’il y a une petite minorité, mais peut-être en croissance, de dirigeants des implantations qui s’identifient publiquement comme membres du Likud mais votent pour HaBayit HaYehudi le jour du scrutin. Mais « leur influence est limitée », a-t-il précisé.

« Au sein de la famille, il y a parfois des bagarres, mais cela ne veut pas dire qu’il faille divorcer », a ajouté Damari.

Cette opinion prédominante a créé une réalité dans laquelle tant la majorité qui a choisi d’assister à la réunion avec Netanyahu que la minorité qui a choisi de la boycotter est sortie de la réunion avec le même objectif : renforcer le Likud.

Mais une ancienne députée de HaBayit HaYehudi et militante actuelle de droite a affirmé que l’allégeance des dirigeants des implantations au parti de Netanyahu les avait empêchés de réaliser un réel changement au nom du mouvement.

Le président du conseil régional de la vallée du Jourdaine David Elhayani. (Crédit : Hadas Forush/Flash90)

« Netanyahu n’a pas vraiment fait grand-chose pour les habitants des implantations, mais ils lui restent fidèles », a déclaré l’ancienne députée, citant le refus du Premier ministre d’annexer toute partie de la Cisjordanie ou de prendre des mesures pour légaliser les avant-postes dans l’ensemble du pays.

« S’ils devaient quitter le Likud et occuper un siège à la Knesset dans un autre parti, Netanyahu réaliserait soudain combien il est dépendant d’eux plutôt que l’inverse », a-t-elle ajouté.

L’ancienne parlementaire a suggéré que la création de HaYemin HaHadash par les anciens ministres de HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett et Ayelet Shaked, pourrait créer une opportunité pour une union des autres députés de HaBayit HaYehudi avec les factions de droite comme Otzma Yehudit qui bénéficient du soutien dans les milieux les plus frustrés des implantations.

« Les présidents des conseils pourraient avoir moins d’excuse de rester au Likud si un tel parti devait exister », a-t-elle dit. « Même s’ils restent fidèles à Netanyahu, leurs résidents ne seront peut-être plus prêts à faire de même. »

En fin de compte, c’est la peur qui paie le plus

Malgré l’évolution constante du paysage politique, les dirigeants des implantations ont reconnu que les propos alarmistes de Netanyahu allaient continuer à convaincre de nombreux Israéliens au-delà de la Ligne verte.

« Il y a ceux qui, après la deuxième, la troisième et la quatrième fois, sont moins impressionnés, mais en fin de compte, il y a une raison pour laquelle cela a si bien fonctionné pour lui dans le passé », explique Damari.

Des résidents d’implantations et des militants de droite protestent contre les attaques terroristes continues contre les Israéliens en Cisjordanie, devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 16 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’ancienne députée de HaBayit HaYehudi a fait valoir que au fur et à mesure que les élections se rapprochent, la stratégie de peur sera « l’outil le plus efficace de Netanyahu, car les dégâts qu’un gouvernement de gauche pourrait causer aux implantations sont énormes ».

Apparemment mieux que quiconque, le Premier ministre a lancé sa campagne en disant aux résidents des implantations que malgré plus de 50 ans de présence israélienne en Cisjordanie, leurs maisons sont toujours en jeu. La nouvelle génération de dirigeants des implantations déterminera l’efficacité de cette stratégie le jour des élections.

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