L’Allemagne va lever ses restrictions d’exportation d’armes vers Israël
Gideon Saar a salué cette décision et exhorté les autres pays à prendre des mesures similaires

L’Allemagne va lever le 24 novembre son embargo partiel sur les exportations d’armes vers Israël, décrété début août en réaction à l’expansion de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, a annoncé lundi un porte-parole du gouvernement.
« Depuis le 10 octobre, nous avons un cessez-le-feu à Gaza qui s’est globalement stabilisé », a déclaré Sebastian Hille, lors d’un point presse, pour justifier cette décision.
« A partir du 24 novembre, les exportations d’armes vers Israël seront à nouveau possibles dans le cadre des procédures habituelles d’examen au cas par cas », a-t-il précisé.
Berlin attend qu’Israël et le Hamas « respectent les accords conclus », ce qui inclut « le maintien du cessez-le-feu » et « la fourniture d’une aide humanitaire à grande échelle », a-t-il encore dit.
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a salué cette décision dans un message publié sur X, exhortant les autres pays à prendre des mesures similaires : « Je salue la décision du chancelier Merz de révoquer la décision relative à l’« embargo » partiel. J’appelle les autres gouvernements à adopter des décisions similaires, à l’instar de l’Allemagne. »
Hier, Merz s’est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur « des questions diplomatiques et régionales », dans le cadre de ce que le cabinet du Premier ministre a qualifié de « conversation agréable et amicale ».
Le chancelier Friedrich Merz avait annoncé le 8 août suspendre l’exportation d’équipements militaires susceptibles d’être utilisés dans la bande de Gaza, en réponse aux projets israéliens de prendre le contrôle de Gaza-City.
Cet embargo partiel avait suscité des critiques publiques de la part de membres de son parti, la CDU, selon laquelle cette décision allait l’encontre des principes fondamentaux de l’Allemagne et du parti.
L’Allemagne était jusqu’ici l’un des plus grands soutiens d’Israël.
Mais le ton de Berlin à l’égard d’Israël s’était durci ces derniers mois, à mesure que la situation humanitaire dans la bande de Gaza se détériorait de manière dramatique.







