L’armée israélienne continuera d’œuvrer contre l’enracinement iranien en Syrie
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L’armée israélienne continuera d’œuvrer contre l’enracinement iranien en Syrie

Une source diplomatique a déclaré que Benjamin Netanyahu a fait de la lutte contre l'Iran une priorité

Une photo publiée par l'armée israélienne le 11 mai 2018 montrant un présumé site logistique iranien en Syrie. (Porte-parole de l'armée israélienne)
Une photo publiée par l'armée israélienne le 11 mai 2018 montrant un présumé site logistique iranien en Syrie. (Porte-parole de l'armée israélienne)

Un responsable diplomatique a déclaré mardi que l’armée israélienne continuera à agir « sur le plan militaire » contre les tentatives iraniennes de transférer leurs forces armées et systèmes d’armement en Syrie. Dans le même temps, les responsables iraniens ont déclaré qu’ils résisteraient aux tentatives d’attaques.

« Le Premier ministre a fait de la lutte contre l’enracinement iranien un objectif central, tout comme il s’était fixé comme objectif de faire annuler l’accord sur le nucléaire et y est parvenu, même si cela semblait impossible à l’époque », a déclaré ce responsable.

La Russie, considérée comme l’acteur clé qui pourrait amener l’Iran à se désengager en Syrie alors que la guerre civile semble parvenir à son terme, a déclaré qu’elle ne pouvait pas forcer la République islamique à se retirer. Les analystes ont ainsi estimé que cet objectif était tout simplement impossible.

Cependant, la source israélienne a souligné que l’accord nucléaire iranien – dont l’annulation était également considérée comme impossible –, était sur le point de s’écrouler grâce au retrait américain de l’accord. Le diplomate a indiqué que Jérusalem continuerait à faire pression sur la Russie et les États-Unis pour qu’ils fassent à leur tour pression sur l’Iran, et a déclaré que la remise en place des sanctions américaines contre Téhéran « faisait leurs effets ».

Les États-Unis ont déclaré que l’un des objectifs d’une pression financière accrue sur Téhéran était de mettre fin à son aventurisme militaire en Syrie et ailleurs.

Lundi, cependant, l’Iran et la Syrie ont signé un accord de coopération militaire et de reconstruction dans ce pays ravagé par la guerre. Le ministre iranien de la Défense, Amir Hatami, a promis de jouer un rôle actif dans la reconstruction des infrastructures.

L’accord prévoit ainsi la poursuite de la « présence » de l’Iran en Syrie, a indiqué M. Hatami.

Le président syrien Bashar el-Assad, dans son bureau à Damas, le 12 février 2016.(Crédit : Joseph Eid/AFP)

Dans une interview lundi soir sur la chaîne de télévision Al-Mayadeen basée à Beyrouth, M. Hatami a déclaré que l’accord prévoyait la réhabilitation de l’industrie de défense syrienne et a assuré que l’Iran fournirait « un bon service ».

« Avec cet accord, nous avons ouvert la voie à une reconstruction de l’industrie militaire syrienne », a-t-il ajouté. « De ce que je connais des capacités iraniennes, je pense que les menaces d’attaque de Netanyahu sont loin d’être une réalité. »

« L’élément le plus important de l’accord est la réhabilitation des forces armées et la reconstruction des industries de défense syriennes afin qu’elles puissent retrouver leur pleine capacité. »

Téhéran a apporté un soutien politique, financier et militaire constant à Assad, qui se bat depuis sept ans contre un soulèvement dans son pays.

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