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L’artiste Hazel Karr raconte l’histoire de sa famille ashkénaze

La peintre présente à Paris ses tableaux, qui la représentent elle et des membres de sa famille d'origine juive polonaise, dont sont issus plusieurs écrivains yiddish célèbres

La peintre impressionniste Hazel Karr présente sa nouvelle exposition parisienne, du 15 novembre au 15 janvier à la galerie Kelman de l’Espace Rachi-Guy de Rothschild (39, rue Broca, Paris 5e).

Le vernissage aura lieu le mercredi 17 novembre, de 18h30 à 21h (réservation au 01 42 17 10 71 ou à l’adresse j.moise@aujf.org).

Ses tableaux la représentent elle et des membres de sa famille d’origine juive polonaise, dont sont issus plusieurs écrivains de langue yiddish célèbres – le grand-oncle d’Hazel était Isaac Bashevis Singer, Prix Nobel de Littérature en 1978, et elle est aussi la petite-fille des écrivains yiddish Abraham Mosche Fuchs – du côté de sa mère – et Esther Kreitman – du côté de son père.

Ses peintures témoignent d’un monde yiddish très riche culturellement et qui a depuis disparu.

« J’ai grandi parmi les livres et les peintures. Ma mère, Lola Fuchs, était peintre. Mon père, Maurice Carr, était traducteur, chroniqueur, journaliste et  écrivain. Une famille tournée vers l’art », a-t-elle écrit dans un article pour le site Culture-Juive.

« À Paris, vers mes 18 ans, j’avais la grippe et je m’ennuyais au lit. J’ai demandé à Maman de me prêter une toile vierge, des couleurs et des pinceaux. J’ai peint mon premier tableau et je n’ai plus jamais arrêté. Cette première peinture, je l’ai toujours, elle a vécue avec moi à Paris, à Tel Aviv, à Cardiff et de nouveau à Paris », a-t-elle ajouté, racontant son parcours de peintre.

Elle est également revenue sur ses autres métiers – comédienne et chroniqueuse radio – dans son texte. « Et je peignais, je peignais toujours », dit-elle. « Je peignais d’immenses paysages avec un tout petit animal solitaire qui erre dedans. Et dernièrement, comme ce petit animal, je me suis sentie seule. J’ai donc voulu faire revivre par la peinture mes parents, mes grands-parents, ma famille. Et puis mon enfance. En fait pour moi, ma famille, mon enfance ne sont pas le passé. J’ai l’impression d’une présence toujours présente. Et je suis toujours une enfant étonnée. »

« Hazel, d’un pinceau léger, avec la délicatesse que sa mère lui a léguée, a sauvé du naufrage et de l’oubli et redonné vie aux ombres dont elle a peuplé ses toiles et qui ornent les murs de sa demeure. Par la grâce et la précision de son trait, elle a reconstitué sa famille, la famille Singer », écrivait en 2019 l’écrivain Jean-Claude Grumberg alors que Hazel Karr présentait une autre exposition.

M. Grunberg sera présent au vernissage, où il présentera, avec le journaliste et éditeur français Antoine Spire, l’ouvrage La Famille Singer. L’autre Exil – Londres de Maurice Carr, père de Hazel Karr.

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