L’Australie appelle l’Iran à traiter « humainement » trois de ses ressortissants
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L’Australie appelle l’Iran à traiter « humainement » trois de ses ressortissants

Jolie King et Mark Firkin, originaires d'Australie, voyageaient depuis deux ans ; la troisième personne est une universitaire australo-britannique arrêtée il y a un an

Illustration : des détenues iraniennes dans la section pour femmes de la prison d'Evin, à Téhéran, le 13 juin 2006. (Crédit : Atta KENARE/AFP)
Illustration : des détenues iraniennes dans la section pour femmes de la prison d'Evin, à Téhéran, le 13 juin 2006. (Crédit : Atta KENARE/AFP)

L’Australie a appelé jeudi Téhéran à traiter « humainement » trois de ses ressortissants arrêtés en Iran, parmi lesquels un couple qui tenait un blog de voyage sur leur long périple terrestre entre l’Australie et la Grande-Bretagne.

La cheffe de la diplomatie australienne Marie Payne a affirmé avoir évoqué « plusieurs fois » leur cas avec son homologue iranien Javad Zarif, et encore la semaine passée.

« Le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour s’assurer qu’ils sont traités humainement, de façon juste, conformément aux normes internationales », a-t-elle dit, ajoutant qu’il n’y avait « aucune raison » de croire que leur arrestation puisse être politiquement motivée.

Jolie King et Mark Firkin, originaires de Perth, dans l’ouest de l’Australie, voyageaient depuis deux ans. Ils n’ont plus rien posté sur leur blog depuis des récits il y a environ dix semaines de leur passage au Kirghizstan et au Pakistan.

Jolie King et Mark Firkin, originaires de Perth, dans l’ouest de l’Australie, sont actuellement détenus en Iran, en septembre 2019. (Crédit ; Facebook)

« Nos familles espèrent revoir Mark et Jolie à la maison dès que possible », ont indiqué les familles dans un communiqué.

L’Australie avait confirmé mercredi l’arrestation de trois de ses ressortissants en Iran.

Le Times avait rapporté de son côté que la troisième personne était une universitaire australo-britannique qui étudiait à Cambridge (Angleterre) et travaillait en tant que maître de conférences en Australie quand elle avait été arrêtée en Iran il y a près d’un an.

L’Australie a récemment accepté de participer à une mission dirigée par les Etats-Unis et visant à protéger les navires marchands empruntant le détroit d’Ormuz, par lequel transite le tiers du pétrole acheminé par voie maritime au monde.

Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran se sont intensifiées cet été avec des attaques contre des pétroliers et des navires de commerce dans le Golfe, imputées par Washington à Téhéran qui dément toute implication.

Mme Payne a cependant estimé que le placement en détention n’était pas lié aux questions diplomatiques.

« Nous n’avons aucune raison de croire que ces arrestations sont liées aux préoccupations internationales sur le programme nucléaire iranien, sur la mise en oeuvre des sanctions de l’ONU ou la sécurité du trafic maritime », a dit la ministre.

Le Times avait rapporté que Mme King et l’autre Australienne étaient détenues dans la prison d’Evin à Téhéran, et qu’on avait dit à l’une d’elles qu’elle était détenue en vue d’un échange de prisonniers.

Illustration : des détenues iraniennes dans la section pour femmes de la prison d’Evin, à Téhéran, le 13 juin 2006. (Crédit : Atta KENARE/AFP)

On ignore dans l’immédiat si des poursuites judiciaires ont été lancées en Iran contre les trois.

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