Le Belleville yiddish ressucité sous la plume d’Henry Raczymow
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Le Belleville yiddish ressucité sous la plume d’Henry Raczymow

D'une belle plume, le petit juif de Belleville livre un beau roman où se mêle l'accent du Paris des années 50, aux paroles en yiddish des immigrés

Elle chantait Ramona, de Henry Raczymow aux  éditions Gallimard (Crédit: Gallimard)
Elle chantait Ramona, de Henry Raczymow aux éditions Gallimard (Crédit: Gallimard)

L’auteur de « Notre cher Marcel est mort ce soir » et de « Points de chute« , Henri Raczymow se souvient, et dans les moindres détails, du Belleville de l’après-guerre pour faire entendre à nouveau « des voix chères qui se sont tues ».

Il s’agit de celles de ses grands-parents, Simon et Mania, et celle de ses parents, Etienne et Anna, partagés entre la tristesse de la perte d’êtres proches durant la Shoah et l’envie de vivre dans le Paris joyeux des années 50.

« L’auteur ressuscite cette petite communauté par une description minutieuse qui s’attache aux plus infimes détails de la vie quotidienne : nourriture, vêtements, voitures, chansons, publicités radiophoniques… » explique son éditeur.

S’il rassemble autant de forces pour faire revivre ce monde perdu, c’est « parce qu’il sent le peule ashkénaze, son peuple ashkénaze, celui du Paris populaire, du yiddish transmis par bribes (…) lui échapper, » explique Gilles Rozier, sur Akadem.

Elle chantait Ramona, Editions Gallimard, 144 pages

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