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Le blé sauvage pourrait sauver les espèces cultivées – étude israélienne

Le réchauffement climatique favorise les nuisibles et l’introduction des défenses des plantes sauvages dans les variétés cultivées pourrait sauver des cultures

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Blé panifiable. (Crédit : Professeure Vered Zin de l'Université Ben Gurion du Neguev)
Blé panifiable. (Crédit : Professeure Vered Zin de l'Université Ben Gurion du Neguev)

Le blé sauvage, l’un des premiers grains cultivés au Proche-Orient, possède au moins deux mécanismes de défense contre les nuisibles, susceptibles d’être introduits dans des variétés de blé cultivées aujourd’hui, suggère une nouvelle étude israélienne.

Le blé Emmer, l’ancêtre sauvage du blé dur (pâtes) et du blé panifiable, possède des poils qui empêchent les insectes de s’enfouir dans sa tige, explique le professeur Vered Tzin des Instituts Jacob Blaustein pour la recherche sur le désert à l’université Ben Gurion du Neguev, dans le sud d’Israël.

Il sécrète également un poison – un phytochimique appelé benzoxazinoïde – qui dissuade les insectes de l’attaquer.

La doctorante Zhaniya Batyrshina, membre de l’équipe de Tzin, est la première à avoir isolé le gène contrôlant la production de ce poison.

« Maintenant que nous savons quel gène contrôle sa production, nous pouvons générer du blé cultivé amélioré avec les mêmes capacités d’autodéfense », explique Tzin.

Les pucerons représentent l’une des menaces les plus graves pour le blé, qui fournit 20 % de l’apport calorique et protéique humain dans le monde.
Les insectes aspirent ses nutriments et introduisent des virus végétaux mortels.

Le changement climatique encourage la propagation des nuisibles dans le monde entier.

« Il est de la plus haute importance d’explorer les mécanismes et caractéristiques naturels de défense des plantes, que nous pourrions reproduire dans le blé cultivé, pour le protéger des insectes sans employer de pesticides nocifs, dont l’efficacité est loin d’être totale », ajoute Tzin.

L’équipe de recherche de Tzin compte également dans ses rangs les étudiants Reut Shavit, Anuradha Singh et Beery Yaakov, ainsi que Samuel Bocobza du Volcani Center – le centre national de R&D agricole d’Israël, Hanan Sela de l’Université de Haïfa, dans le nord d’Israël et Brian Dilkes de l’Université Purdue aux États-Unis.

Les résultats ont été publiés dans le Journal of Experimental Botany and Frontiers in Plant Science, une revue à comité de lecture.

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