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Le Canada adopte la définition de l’antisémitisme de l’IHRA

"Le traitement inégalitaire d'Israël, à qui l'on demande d'adopter des comportements non attendus de tout autre État démocratique", entre notamment dans le cadre de la définition

Drapeau du Canada. (Crédit : Wikipédia)
Drapeau du Canada. (Crédit : Wikipédia)

Ce 25 juin, à Toronto, Pablo Rodriguez, ministre canadien du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, a annoncé l’adoption par son pays de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) dans le cadre de sa lutte contre le racisme.

« Que ce soit le racisme à l’égard des Autochtones, l’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme à l’égard des noirs ou l’homophobie, il est clair que le gouvernement du Canada doit accentuer la lutte contre le racisme et la discrimination sous leurs diverses formes », a déclaré le ministre lors de sa conférence.

La définition de l’antisémitisme selon l’IHRA a déjà été adoptée par de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Autriche ou encore Israël.

Selon cette définition, l’antisémitisme peut regrouper différents points. Ainsi, remettre en cause le « droit à l’autodétermination des Juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est le fruit d’une entreprise raciste », comparer « la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis » ou « l’idée selon laquelle les Juifs seraient collectivement responsables des actions de l’État d’Israël », sont des formes d’antisémitisme, selon l’organisation.

Aussi, « le traitement inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État démocratique », entre lui aussi dans la définition.

Selon l’organisation B’nai Brith Canada, il s’agit de « la définition de l’antisémitisme la plus universellement acceptée et la mieux appropriée aujourd’hui», jouissant d’un « consensus sans précédent ».

En début d’année, le président français Emmanuel Macron avait lui aussi annoncé que la France appliquerait la définition de l’IHRA. Le dirigeant avait alors affirmé que « l’anti-sionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ».

« Il ne s’agit pas de modifier le code pénal, encore moins d’empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire, non, ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale (…), il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent, derrière le rejet d’Israël, la négation même de l’existence d’Israël, la haine des juifs la plus primaire », avait ajouté le président.

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