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Le chef de la diplomatie tchèque au mur Occidental avec un officiel israélien

Tomáš Petříček s’est rendu au lieu saint de Jérusalem, accompagné par l’envoyé d’Israël à Prague - provoquant la colère palestinienne

L'Ambassadeur d'Israël à Prague, Daniel Meron, à gauche, accompagne le ministre tchèque des Affaires étrangères, Tomáš Petříček, au mur Occidental à Jérusalem, le 13 novembre 2018 (Crédit : Twitter)
L'Ambassadeur d'Israël à Prague, Daniel Meron, à gauche, accompagne le ministre tchèque des Affaires étrangères, Tomáš Petříček, au mur Occidental à Jérusalem, le 13 novembre 2018 (Crédit : Twitter)

Le ministre des Affaires étrangères de République tchèque s’est rendu mardi au mur Occidental accompagné d’un diplomate israélien, suscitant de vives critiques de la part d’un haut responsable palestinien.

Peu après son arrivée en Israël, Tomáš Petříček a visité le lieu saint de la Vieille Ville de Jérusalem, en compagnie de l’ambassadeur d’Israël à Prague, Daniel Meron.

Meron a posté plusieurs photos de lui et de Petříček près du mur sur son compte Twitter. Selon Saeb Erekat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), la visite de mardi était la première durant laquelle un ministre européen des Affaires étrangères a été rejoint au mur par un diplomate israélien.

Les tierces parties “ont l’obligation de ne pas reconnaître les situations illégales, y compris l’annexion illégale de Jérusalem par Israël”, a tweeté Erekat.

En visitant la Vieille Ville accompagné d’un responsable israélien, Petříček “a violé ce principe”, a-t-il écrit, ajoutant que Ramallah s’attend à ce que la position tchèque soit conforme à celle de l’Union européenne (UE).

L’UE, à l’instar d’une grande partie de la communauté internationale, ne reconnaît pas l’annexion par Israël de Jérusalem Est, y compris de la Vieille Ville, et les responsables des États membres s’abstiennent généralement d’y aller en compagnie de responsables israéliens. Les dignitaires européens qui souhaitent visiter le site le font généralement à titre privé.

En Israël, Petříček rencontrera le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ouvrira le 6e Forum israélo-tchèque et visitera la “Maison tchèque” à Jérusalem, qui sera officiellement ouverte à la fin du mois par le président Miloš Zeman.

Située dans la Cinémathèque de la capitale, Prague considère la “Maison tchèque” comme le “premier pas” vers le déménagement de l’ambassade du pays à Jérusalem.

En avril, Zeman a annoncé le début d’un processus qui déplacera les missions diplomatiques du pays de Tel Aviv à Jérusalem, bien que l’on ne sache toujours pas si Prague ouvrira une ambassade dans la ville sainte.

À l’époque, le ministère des Affaires étrangères à Prague a précisé que l’ouverture d’un nouveau centre tchèque à Jérusalem “ne préjuge en rien de l’accord final” concernant la ville.

“La République tchèque respecte pleinement la politique commune de l’Union européenne, qui considère Jérusalem comme la future capitale de l’État d’Israël et du futur État de Palestine”, a déclaré le ministère dans un communiqué.

Petříček doit également se rendre à Ramallah, où il doit rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki.

Plus tôt mardi, il avait évoqué la violence à Gaza, condamnant “fermement” les groupes terroristes palestiniens du Hamas et le Jihad islamique pour les tirs de roquettes sur des civils israéliens.

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