Rechercher

Le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir mardi sur les tensions à Jérusalem

La France, l'Irlande, la Chine, la Norvège et les Emirats arabes unis ont réclamé la tenue de la réunion

Des Palestiniens affrontent les forces de sécurité à la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 15 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)
Des Palestiniens affrontent les forces de sécurité à la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 15 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira mardi matin à huis clos pour discuter de l’escalade des tensions israélo-palestiniennes à Jérusalem, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.

La France, l’Irlande, la Chine, la Norvège et les Emirats arabes unis ont demandé la tenue de cette réunion.

Une nouvelle vague de violence a fait dimanche plus d’une vingtaine de blessés dans et autour du mont du Temple à Jérusalem, deux jours après des accrochages ayant fait plus de 150 blessés.

Tôt dimanche, des centaines d’émeutiers palestiniens avaient commencé à amasser des pierres sur l’esplanade peu avant l’arrivée de juifs religieux à cet endroit, considéré comme le plus sacré du judaïsme et le troisième lieu saint de l’islam.

A LIRE – « Regardez leurs pieds » : Les « défenseurs » d’al-Aqsa ont profané leur mosquée

Les forces de l’ordre israéliennes sont intervenues sur l’esplanade, située dans la Vieille ville.

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de 19 blessés palestiniens, dont certains ont été atteints par des balles en caoutchouc.

Depuis la prise en 1967 puis l’annexion par Israël de Jérusalem-Est – non reconnue par la communauté internationale -, les juifs sont autorisés à accéder à certaines heures à l’esplanade, mais pas à y prier. La prière a lieu normalement au Mur des Lamentations, en contrebas, même si depuis des années des juifs religieux vont prier en cachette sur l’esplanade.

La Jordanie, qui administre l’esplanade des Mosquées, a fait porter dimanche la responsabilité de cette nouvelle escalade de la violence à Israël, le roi Abdallah II appelant l’Etat hébreu à « mettre fin aux mesures illégales et provocatrices qui mènent vers une plus grande escalade ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...