Le consul de NYC critique les ministres israéliens dénigrant le judaïsme réformé
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Le consul de NYC critique les ministres israéliens dénigrant le judaïsme réformé

Selon Dani Dayan, les responsables politiques qui refusent de dialoguer avec des rabbins réformés en tant que tels ne devraient pas être en charge des relations avec la Diaspora

Dani Dayan, nouvellement nommé consul général israélien à New York, participe à l'ouverture d'une conférence traitant des questions et des moyens pour lutter contre le mouvement de boycott d'Israël, au Centre de Convention de Jérusalem, le 28 mars 2016. (Miriam Alster/Flash90)
Dani Dayan, nouvellement nommé consul général israélien à New York, participe à l'ouverture d'une conférence traitant des questions et des moyens pour lutter contre le mouvement de boycott d'Israël, au Centre de Convention de Jérusalem, le 28 mars 2016. (Miriam Alster/Flash90)

Dimanche, le consul général d’Israël à New York, Dani Dayan, a dénoncé des ministres du gouvernement israélien ayant refusé de se rendre dans des communautés réformées aux États-Unis et de considérer son clergé comme des rabbins.

« Le fait que des ministres en Israël ne rendent pas visite à des temples réformés est problématique, a déclaré Dani Dayan lors d’une conférence en ligne sur les relations Israël-Diaspora organisées par le journal Makor Rishon. Ce n’est pas qu’ils ‘n’ont pas la possibilité’ de visiter, mais plutôt qu’ils prennent une décision consciente de ne pas se rendre dans des synagogues réformées ».

« Quelqu’un qui ne peut pas considérer un rabbin réformé homme ou femme comme un rabbin ne devrait pas s’occuper des affaires Israël-Diaspora », a ajouté Dani Dayan en faisant référence au plus grand courant juif des États-Unis.

« Je n’attends pas d’un orthodoxe qu’il vienne prier dans une synagogue réformée, mais s’y rendre pour discuter, pourquoi pas ? C’est élémentaire. C’est l’endroit où de nombreux Juifs aux États-Unis se réunissent. C’est l’obligation de l’État juif de respecter cela et d’y aller ».

De nombreux responsables politiques orthodoxes et ultra-orthodoxes en Israël ont ouvertement critiqué les Juifs réformés. Les relations entre Israël et la Diaspora ont été très tendues ces dernières années après que le cabinet a retiré son plan de construire une zone mixte de prière au mur Occidental, en plus d’une lutte sur plusieurs décennies pour reconnaître les courants non orthodoxes dans l’État juif.

Le consul a également évoqué la nouvelle ministre des Affaires de la Diaspora, Omer Yankelevitch, une femme ultra-orthodoxe du parti Kakhol lavan. Sa nomination a fait l’objet de critiques de la part de certains responsables juifs progressistes à l’étranger.

La députée Kakhol lavan Omer Yankelevitch lors d’une commission à la Knesset, le 5 août 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je souhaite à la ministre de la Diaspora Yankelevitch toute la réussite du monde. J’espère et je crois qu’elle sera ouverte à tous les courants et à toutes les parties des Juifs américains ».

Il lui a conseillé d’investir une partie importante du budget de son ministère dans des initiatives éducatives sur la Diaspora juive à destinations des Israéliens. « J’investirai une bonne partie de l’argent en Israël, afin de sensibiliser le public à la solidarité juive et d’expliquer pourquoi elle est nécessaire », a-t-il dit.

Dani Dayan, qui approche de la fin de son quatrième mandat, a déclaré que les Israéliens doivent accepter que les Juifs américains ne sont pas seulement des « Israéliens-en-attente ».

« Je suis sioniste dans chaque partie de mon corps, a soutenu cet ancien chef d’une organisation représentant les implantations, le Conseil de Yesha. Je veux croire que la place de tout Juif est dans l’État d’Israël et la terre d’Israël. Mais je suis réaliste. Des millions de Juifs ne vont pas immigrer en Israël depuis les États-Unis dans les prochaines années ».

« Parfois, nous les imaginons être des ‘Israéliens-en-attente’. Mais ils ne le sont pas. Ce sont des Américains. Quand un Juif américain me dit, ‘j’adore votre pays’, cela me fend le cœur. ‘Ce n’est pas mon pays, c’est votre pays’, je lui réponds. Mais nous devons comprendre cela. On ne peut pas dire que s’ils n’ont pas immigré en Israël, alors ils ne nous intéressent pas ».

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