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Le CSA saisi par SOS Racisme après des propos d’Ivan Rioufol sur la Shoah

Le journaliste a comparé la situation du Ghetto de Varsovie pendant la Shoah à la situation des non-vaccinés en France

Le journaliste Ivan Rioufol sur le plateau de CNews, le 11 octobre 2021. (Crédit : capture d’écran CNews)
Le journaliste Ivan Rioufol sur le plateau de CNews, le 11 octobre 2021. (Crédit : capture d’écran CNews)

Ivan Rioufol, journaliste et éditorialiste au Figaro, a causé la polémique cette semaine après avoir comparé le sort des non-vaccinés à celui des Juifs parqués dans le Ghetto de Varsovie durant la Shoah.

Mardi, sur le plateau de l’émission « L’Heure des pros » sur Cnews, l’homme avait été invité par Pascal Praud à réagir à de récents propos du professeur Didier Raoult. Dans une nouvelle vidéo publiée par son Institut, ce dernier a évoqué une « ségrégation hygiéniste » qui serait menée par l’État français et qui s’apparenterait, selon lui, à ce qui a été fait par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. « Le pourcentage de vaccinés positifs et le même que celui de non-vaccinés donc avec des données de cette nature, vous ne pouvez pas foutre des gens en camp de concentration », disait-il notamment.

« Rappelez-vous que quand le Ghetto de Varsovie a été créé en 1940, c’était un lieu de contaminés, un lieu hygiéniste pour préserver du typhus, la comparaison s’arrête-là, mais malgré tout, cette ségrégation [des non-vaccinés] qui s’est installée au nom d’un hygiénisme d’État est tout à fait totalitaire », a réagi Ivan Rioufol.

« Nous avons vécu une dictature sanitaire », a-t-il ajouté.

Ces propos ont suscité de nombreuses réactions outrées sur les réseaux sociaux, notamment de la part de Bernard-Henri Lévy et d’Anne Hidalgo.

Ivan Rioufol a ensuite renchéri sur Twitter, en répondant à ses détracteurs et en tentant de justifier ses propos.

Au même moment, l’association SOS Racisme a annoncé saisir le CSA, et a demandé à la chaine de s’excuser.

L’UEJF a elle annoncé « envisager une plainte ». La LICRA a dénoncé « des débats surréalistes et une totale confusion intellectuelle ».

Depuis le début de la pandémie, la Shoah et plusieurs symboles des persécutions contre les Juifs sont souvent détournés, instrumentalisés et banalisés, les militants anti-vaccin et/ou anti-pass sanitaire comparant leur situation à celle des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

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