Le déficit pour 2020 ? 160 Mds de shekels, le plus élevé de l’histoire du pays
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Le déficit pour 2020 ? 160 Mds de shekels, le plus élevé de l’histoire du pays

Face aux retombées économiques de la crise sanitaire, le ministère des Finances prévoit une contraction du PIB de 3,3 %

Le ministre des Finances Israel Katz lors d'une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 1er juillet 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre des Finances Israel Katz lors d'une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 1er juillet 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le déficit budgétaire d’Israël pour l’année 2020 est le plus important jamais enregistré. Il s’élève à 160 milliards de shekels, soit 11,7 % de son PIB, selon le ministère des Finances lundi.

Cet énorme déficit – trois fois supérieur à celui de 2019 – était attendu, en raison des retombées économiques de la crise sanitaire. En termes de pourcentage, ce déficit est l’un des plus importants au monde, et ne devrait être surpassé que par les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Islande et l’Australie, selon le site Ynet.

Malgré la hausse du déficit, le ministère des Finances a indiqué que le PIB n’avait baissé que de 3,3 % environ – ce qui est mieux que ce que l’on craignait.

La semaine dernière, la Banque d’Israël a maintenu son taux de référence à un niveau historiquement bas de 0,1 %, affirmant que le rythme rapide de la vaccination contre la pandémie de coronavirus « renforce l’optimisme quant à un retour rapide de l’économie sur le chemin de la croissance dans l’année à venir ».

La banque centrale a révisé à la hausse ses prévisions macro-économiques pour les deux années à venir, estimant que la contraction du PIB en 2020 sera de 3,7 %. Le PIB devrait croître de 6,3 % en 2021, et le taux de chômage général devrait diminuer au cours de l’année pour atteindre 7,7 % de la population active au quatrième trimestre 2021 – en supposant que le rythme de la campagne de vaccination se poursuive.

Des Israéliens attendent de recevoir le vaccin contre la COVID-19 dans un centre de vaccination géré par la municipalité de Tel Aviv, au centre médical Sourasky (Ichilov), sur la place Rabin à Tel Aviv, le 31 décembre 2020. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

En 2022, le PIB devrait croître de
5,8 %, le taux de chômage devrait continuer à baisser pour atteindre 5,4 %, et le ratio dette/PIB devrait être de 75 %, selon le communiqué.

Si la vaccination ralentit en Israël et se poursuit jusqu’au milieu de l’année 2022, le PIB devrait croître de 3,5 % en 2021 et le taux de chômage général devrait baisser à environ 11 %. En 2022, la croissance du PIB devrait être de 6 %, tandis que le chômage devrait baisser à 7 %, et le ratio dette/PIB en 2022 devrait être de 82 %.

« Compte tenu du rythme rapide de la vaccination, il semble qu’actuellement, le scénario de la vaccination rapide soit nettement plus probable que le scénario de la vaccination lente », a déclaré la banque centrale dans un communiqué la semaine dernière.

Israël a déjà administré une première dose du vaccin Pfizer-BioNTech à plus de 1,8 million de personnes, ce qui représente le rythme d’inoculation le plus rapide au monde. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également déclaré que tous les Israéliens de plus de 16 ans pourraient recevoir le vaccin d’ici la fin mars.

Malgré cela, le pays est entré dans sa troisième phase de confinement cette année, et la pandémie continue de s’étendre.

Shoshanna Solomon a contribué à cet article.

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