La Banque d’Israël maintient son taux à 0,1 % alors que la pandémie s’atténue
Rechercher

La Banque d’Israël maintient son taux à 0,1 % alors que la pandémie s’atténue

Les infos sur le vaccin sont positives mais on ignore quand il arrivera en Israël ; d'ici là, "la morbidité continuera à affecter l'activité économique", selon la banque centrale

Le gouverneur de la Banque d'Israël, Amir Yaron, lors d'une conférence de presse, le 31 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le gouverneur de la Banque d'Israël, Amir Yaron, lors d'une conférence de presse, le 31 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

La Banque d’Israël a maintenu lundi son taux directeur inchangé à 0,1 %, alors que la pandémie de coronavirus continue de peser sur l’activité économique et qu’un deuxième bouclage a entraîné une forte augmentation du chômage.

« L’économie est dans un processus prolongé de sortie du second confinement, mais il y a une incertitude quant à la poursuite de la sortie du confinement compte tenu de l’augmentation apparente de la morbidité », a déclaré la Banque centrale dans un communiqué.

Le taux de chômage général a atteint environ 23 % au sein de la population active au cours de la première moitié d’octobre, contre environ 11 % au cours de la première moitié de septembre. Avec le début du déconfinement, le taux de chômage s’est modéré à environ 18 %, a rapporté la Banque centrale dans un communiqué.

« Les nouvelles en provenance de l’étranger concernant les progrès dans le développement des vaccins sont positives, mais en attendant, on ne sait pas quand les vaccins seront distribués en Israël et à l’étranger. D’ici là, la morbidité devrait continuer à affecter l’activité économique », selon la déclaration.

L’impact sur l’activité économique résultant du deuxième confinement a été moins grave que celui du premier confinement, qui a débuté en mars, « mais la sortie du deuxième confinement a été plus lente, et l’impact négatif sur l’activité varie selon les secteurs. Certaines entreprises ont pu adapter leurs opérations aux restrictions de la COVID-19, mais des secteurs tels que le tourisme, la restauration, l’éducation et les loisirs sont plus restreints et ne sont pas revenus aux niveaux d’activité d’avant la crise », indique la déclaration.

Le département de recherche de la Banque d’Israël a révisé ses estimations, et le PIB devrait maintenant diminuer de 4,5 % en 2020 dans le meilleur des cas – si les restrictions jusqu’à la fin de l’année restent modérées – et de 5 % dans le pire des cas, si les restrictions sont renforcées en raison d’une augmentation de la morbidité.

« En ce qui concerne 2021, un niveau élevé d’incertitude demeure quant aux prévisions, compte tenu de la récente augmentation du coefficient d’infection et de la probabilité de confinement supplémentaire par rapport aux chances d’un vaccin en 2021 », indique la déclaration.

Les résultats positifs des tests sur les vaccins contre le coronavirus « augmentent l’optimisme quant au retour rapide de l’économie sur le chemin de la croissance dans l’année à venir », selon la déclaration. « Toutefois, l’impact négatif sur l’économie, et en particulier sur le marché du travail, devrait se prolonger. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...