Rechercher

Le directeur exécutif du groupe israélien de cybersécurité NSO quitte ses fonctions

L'entreprise est dans la tourmente depuis la révélation que la police israélienne aurait utilisé son logiciel-espion, Pegasus, contre des civils israéliens

Un logo orne un mur sur une succursale de la société israélienne NSO Group, près de la ville de Sapir, dans le sud d'Israël, le 24 août 2021. (Crédit : AP/Sebastian Scheiner)
Un logo orne un mur sur une succursale de la société israélienne NSO Group, près de la ville de Sapir, dans le sud d'Israël, le 24 août 2021. (Crédit : AP/Sebastian Scheiner)

Le directeur exécutif de NSO, fabricant du logiciel d’espionnage Pegasus, a quitté mardi ses fonctions tout en assurant que ce départ n’était pas lié aux controverses récentes concernant cette société privée israélienne de cyber-sécurité.

NSO s’est retrouvé exposé en 2021 après des enquêtes publiées par un consortium de 17 médias internationaux affirmant que Pegasus avait permis d’espionner les téléphones de journalistes, d’hommes politiques parmi lesquels des chefs d’Etat, des militants et des chefs d’entreprises dans différents pays.

Et la semaine dernière, la justice israélienne a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation du logiciel espion par la police à la suite d’affirmations en ce sens dans la presse locale.

Mardi, NSO a confirmé à l’AFP le départ de son directeur exécutif, Asher Levy, en poste depuis 2020.

A LIRE : Jusqu’où la police israélienne a-t-elle le droit d’aller pour lutter contre le crime ?

« Mais il n’y a pas de lien entre mon départ et des publications récentes liées à NSO », a affirmé M. Levy dans une déclaration transmise à l’AFP par la société de cyber-sécurité basée en banlieue de la métropole économique Tel-Aviv.

Il précise avoir été nommé à l’époque à son poste par Novlepina Capital, alors un des principaux actionnaires de NSO. « Après un changement de propriété et le transfert (des parts) au fonds BRG (Berkeley Research Group, ndlr) j’avais annoncé aux nouveaux propriétaires que je considérais qu’il était mieux pour eux de nommer à la direction une nouvelle personne pour les représenter », a ajouté M. Levy.

En novembre dernier, Isaac Benbenisti, vice-président promu PDG deux semaines auparavant, avait claqué la porte en raison des difficultés du groupe aux Etats-Unis, poussant ainsi son fondateur Shalev Hulio, à reprendre son poste à la tête de NSO.

Selon le site Calcalist, Levy et NSO auraient indiqué que cette démission était normale dans la mesure où Levy était président de l’entreprise pour le compte d’un fonds anglais, Novalpina Capital, qui n’était dorénavant plus impliqué dans NSO, laissant la place au Berkeley Research Group qui, de son côté, avait désigné un nouveau président, Finbarr O’Connor.

Levy était à son poste depuis le mois d’avril 2020.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...