Le frère de l’employé de la mission israélienne assassiné présent au discours sur l’état de l’Union
Le frère de Yaron Lischinsky était accompagné par le président de la Chambre des représentants Mike Johnson ; les stars juives du hockey Jack et Quinn Hughes, ainsi que le reste de l'équipe médaillée d'or aux J.O, étaient aussi présents

JTA — Parmi les invités qui ont assisté au discours sur l’état de l’Union qui a été prononcé par le président américain Donald Trump, mardi dans la soirée, a figuré Hanan Lischinsky, le frère d’un employé de l’ambassade israélienne qui avait été tué lors d’une attaque antisémite à Washington, l’été dernier.
Les frères Jack et Quinn Hughes, les stars juives du hockey olympique, se trouvaient eux aussi dans l’assistance.
Le discours de Trump a été majoritairement consacré à des questions intérieures – mais il a également été l’occasion d’évoquer ses initiatives en matière de politique étrangère. Le président américain a ainsi rappelé le cessez-le-feu qu’il a négocié dans la guerre à Gaza, les efforts déployés pour rapatrier les otages qui se trouvaient dans les geôles du Hamas et les bombardements qui ont pris pour cible des sites nucléaires iraniens, au mois de juin dernier.
Il est vrai qu’au fil des discours sur l’état de l’Union qui ont été prononcés, dans l’Histoire, par les présidents successifs aux États-Unis, il est devenu habituel pour le président et pour les députés d’inviter des personnalités liées à des problématiques politiques considérées comme étant de premier plan.
Et cette semaine, le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a annoncé qu’il avait invité plusieurs personnes à assister au discours – avec parmi elles Hanan Lischinsky, le frère de Yaron Lischinsky, employé de l’ambassade d’Israël qui avait été abattu par un homme armé pro-palestinien devant le Capital Jewish Museum à Washington, DC, au mois de mai dernier, avec sa petite amie et collègue Sarah Milgrim (Milgrim était américaine, tandis que Lischinsky était un ressortissant germano-israélien.)
« Ces deux jeunes diplomates de l’ambassade d’Israël, dévoués à la cause de la paix, dévoués l’un à l’autre, ont vu leur avenir volé par un acte violent d’antisémitisme. Le frère de Yaron, Hanan Lischinsky, a fait preuve d’un courage remarquable en mettant en lumière l’extrémisme qui a coûté la vie à son frère », a fait savoir Johnson dans un communiqué. « Je suis honoré de l’inviter aujourd’hui à assister au discours sur l’état de l’Union du président Trump ».
Trump, de son côté, a convié à l’événement l’équipe masculine américaine de hockey – une invitation qu’il a transmise lors d’un appel téléphonique passé peu après la victoire qui a été remportée, dimanche dernier, par la formation qui affrontait le Canada aux Jeux olympiques d’hiver.
Un appel au cours duquel, semble-t-il, l’équipe a ri en entendant Trump dire : « Nous allons devoir inviter l’équipe féminine » – en référence à l’équipe féminine américaine de hockey sur glace qui a été médaillée d’or – ajoutant en plaisantant que s’il ne le faisait pas, il « serait probablement destitué ».
L’équipe féminine a par la suite décliné l’invitation.
Jack Hughes – celui qui a marqué le but décisif dimanche, permettant à l’équipe masculine américaine de remporter sa première médaille d’or depuis 1980 – ainsi que son frère et coéquipier, Quinn, se sont tous les deux réjouis de cette invitation.
« Nous sommes tellement fiers d’avoir représenté les États-Unis et quand, en plus, on vous donne la chance d’aller à la Maison Blanche et de rencontrer le président, nous ressentons de la fierté d’être américains, c’est très patriotique », a commenté Jack Hughes auprès du Daily Mail. « Indépendamment de vos opinions, la seule idée d’aller à la Maison Blanche demain et de participer à cet événement, c’est quelque chose de très enthousiasmant ».
Randy Fine, représentant républicain de Floride, qui est Juif – l’homme politique est dans la tourmente après avoir écrit sur le réseau social X, la semaine dernière, que « choisir entre un chien et un musulman, ce n’est pas difficile », ce qui a amené des responsables juifs à demander sa démission – a annoncé que l’un de ses invités au discours sur l’état de l’Union serait le chien guide de son père, Sadie.
« La présence de Sadie permet à mon père de vivre sa vie, et elle fait désormais partie de notre famille. Les chiens rendent l’Amérique grande. Je me battrai comme un diable contre tous ceux qui voudront nous les enlever », a écrit Fine dans un message posté sur X.
Here’s the US hockey team entering tonight during the state of the union to raucous applause. Most, but not all, Democrats stood to applaud them. pic.twitter.com/zs0kbe37uK
— Clay Travis (@ClayTravis) February 25, 2026
D’autres députés juifs de premier plan ont également annoncé qu’ils amèneraient des invités au discours sur l’état de l’Union. Cela a notamment été le cas du sénateur new-yorkais Chuck Schumer, qui a été accompagné de Dani Bensky, une survivante de feu le pédocriminel Jeffrey Epstein.
« Je suis fier d’inviter Dani Bensky, New-Yorkaise et survivante des abus de Jeffrey Epstein, à l’État de l’Union et ce, pour exiger la vérité. Dani a transformé une douleur inimaginable en un combat acharné », a tweeté Schumer. « Les survivantes méritent que justice soit faite. Trump doit mettre fin à cette dissimulation et il doit diffuser l’intégralité des dossiers Epstein, MAINTENANT ».
La sénatrice Jacky Rosen, une démocrate juive du Nevada, a annoncé lundi qu’elle avait invité Vania Carter-Strauss, propriétaire d’une petite entreprise et infirmière, afin de mettre en lumière les conséquences des coupes budgétaires et des droits de douane qui ont été imposés par l’administration Trump sur Medicaid.
« Je suis très reconnaissante à Vania de se joindre à moi lors du discours sur l’état de l’Union pour mettre en lumière l’impact réel de ces politiques cruelles, et je continuerai à dénoncer toutes les mesures qui augmentent ainsi les coûts pour les travailleurs du Nevada », a dit Rosen dans un communiqué.
Le représentant démocrate juif de l’Illinois, Brad Schneider, a également annoncé qu’il avait invité Rick Woldenberg, le président-directeur-général de Learning Resources, qui était l’un des plaignants dans l’affaire jugée par la Cour suprême qui s’est conclue la semaine dernière par l’annulation des droits de douane imposés par Trump.
« Quand des politiques néfastes augmentent les coûts, quand elles nuisent aux entreprises américaines, des Américains patriotes comme Rick ripostent », a écrit Schneider dans un message qui a été posté sur X.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.







