Le géant israélien des télécom Bezeq condamné à 11 millions NIS d’amende
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Le géant israélien des télécom Bezeq condamné à 11 millions NIS d’amende

L'entreprise est accusée de ne pas avoir mis ses infrastructures à la disposition de ses concurrents

Les travailleurs de Bezeq installent des câbles à fibres optiques. (Autorisation)
Les travailleurs de Bezeq installent des câbles à fibres optiques. (Autorisation)

La plus grande entreprise de télécommunications d’Israël s’est vu infliger une amende de 11,2 millions de shekels en raison de son refus de vendre un service de téléphone fixe à ses concurrents.

« L’entreprise envisage de déposer une requête », a annoncé l’entreprise dans un communiqué dimanche, rapporte Reuters. Le communiqué indiquait que l’amende concernait « une violation de dispositions concernant la vente en gros d’un service de téléphonie fixe. »

En mars dernier, l’entreprise avait condamné à 30 millions de shekels (8 millions d’euros) d’amende pour avoir abusé de son « monopole sur le marché ».

Cette sanction faisait suite à une enquête d’un an qui avait révélé que l’entreprise n’avait pas permis à ses concurrents d’exploiter ses câbles pour la fibre optique conformément à une réforme visant à accroître la concurrence.

Le ministre des Communications avait décidé il y a quelques années que Bezeq devait ouvrir son réseau national de tubes, de piliers et autres infrastructures à ses concurrents pour leur épargner des démarches administratives, de fortes dépenses et éviter des interruptions de service probables en cas de grands travaux pour créer leur réseau.

L’homme d’affaires israélien Shaul Elovitch arrive pour une prolongation de sa détention provisoire dans l’affaire 4000 au tribunal de première instance de Rishon Letzion, le 18 février 2018. (Flash90)

Le géant du télécom est déjà empêtré dans un immense scandale de corruption impliquant son principal actionnaire Shaul Elovitch et le Premier ministre Benjamin Netanyahu – l’Affaire 4 000.

Dans cette affaire, Elovitch est soupçonné d’avoir ordonné au site d’informations Walla, dont il est propriétaire, de produire une couverture médiatique positive du Premier ministre et de sa famille en échange de décisions régulatrices du secteur des télécom profitant à Bezeq.

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