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Le gouvernement adopte le budget pour 2023-2024

"L'économie israélienne est forte et inébranlable", a assuré Netanyahu et les données macroéconomiques "sont les meilleures dont je puisse me souvenir de toutes mes années au pouvoir"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant lors de la Conférence des présidents des organisations juives américaines, à Jérusalem, le 19 février 2023. (Crédit : Amit Elkayam)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant lors de la Conférence des présidents des organisations juives américaines, à Jérusalem, le 19 février 2023. (Crédit : Amit Elkayam)

Le gouvernement israélien a approuvé vendredi le budget de l’Etat pour 2023-2024 dans un climat d’incertitude économique liée à sa réforme judiciaire controversée.

Le budget, qui doit encore être voté par le Parlement, devait être adopté lors d’une réunion du conseil des ministres jeudi mais les négociations se sont poursuivies jusque tard dans la nuit avant de reprendre vendredi matin.

« Nous voulons montrer que la tradition que nous avons créée ici dans l’Etat d’Israël, d’une économie libre avec une responsabilité fiscale et monétaire (…) et d’indépendance de la banque (d’Israël), sont toujours valables pour nous, et particulièrement en ce moment », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’issue du vote, d’après un communiqué de son bureau.

M. Netanyahu, de retour au pouvoir depuis fin décembre à la tête d’un des gouvernements les plus à droite de l’histoire du pays, tente apparemment de rassurer les milieux économiques et financiers, alarmés par la réforme judiciaire voulue par le Premier ministre et ses possibles conséquences sur l’économie locale.

Le shekel a chuté à un plus bas de trois ans cette semaine face au dollar (1 dollar=3,68 shekels et 1 euro=3,89 shekels), dépréciation due, selon les analystes, aux incertitudes liées à la réforme judiciaire qui pousse des dizaines de milliers d’Israéliens dans les rues chaque semaine.

La réforme, qui vise notamment à limiter les pouvoirs de la Cour suprême, est décriée comme anti-démocratique par ses détracteurs et a suscité les mises en garde d’économistes de premier plan qui craignent notamment une baisse des investissements.

Lors des discussions jeudi sur le budget, le gouverneur de la Banque centrale Amir Yaron a ainsi alerté les ministres sur les risques d’une crise économique associés à la réforme, dans des propos rapportés par les médias israéliens.

« L’économie israélienne est forte et inébranlable », a assuré M. Netanyahu vendredi.

Les données macroéconomiques « sont les meilleures dont je puisse me souvenir de toutes mes années au pouvoir », a-t-il assuré.

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