Le gouvernement va financer la venue de 2 000 Éthiopiens d’ici la fin de l’année
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Le gouvernement va financer la venue de 2 000 Éthiopiens d’ici la fin de l’année

Victoire de la députée Pnina Tamano-Shata, alors que les Ethiopiens qui attendent de faire l'alyah sont confrontés à un désastre humanitaire, les aides alimentaires se tarissant

Une immigrante éthiopienne arrive en Israël, le 9 octobre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Une immigrante éthiopienne arrive en Israël, le 9 octobre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Dans une victoire partielle pour le tout premier membre du gouvernement israélien d’origine éthiopienne, la ministre de l’Intégration Pnina Tamano-Shata, le gouvernement était prêt mercredi à approuver les fonds pour faire venir 2 000 Juifs éthiopiens en Israël d’ici la fin de l’année.

Pnina Tamano-Shata a fait pression sur le gouvernement pour sauver le plus grand nombre possible de personnes de cette communauté de la diaspora juive à la lumière des informations selon lesquelles jusqu’à 14 000 Ethiopiens attendant d’immigrer en Israël étaient confrontés à une catastrophe humanitaire liée au coronavirus et devaient être conduits en Israël dès que possible.

En novembre 2015, le gouvernement a pris la décision de transporter par avion en Israël « les derniers de la communauté » qui attendent à Addis-Abeba et à Gondar dans un délai de cinq ans.

Depuis cette décision, cependant, seuls 2 257 Éthiopiens sont arrivés, au compte-gouttes, selon les chiffres de l’Agence juive.

La malnutrition sévère sévit dans la communauté, et bien qu’aucun cas de Covid-19 n’y ait encore été signalé, la maladie se propage rapidement en Éthiopie, avec plus de 60 000 cas, près de 950 décès et environ 1 500 nouveaux cas confirmés chaque jour dans le pays.

Le 19 août, la ministre de Kakhol lavan a présenté un cadre de 1,3 milliard de shekels au comité d’alyah de la Knesset pour amener 8 000 Éthiopiens en Israël et fermer définitivement les camps de Gondar et d’Addis-Abeba.

Les réactions à la nouvelle que 2 000 personnes seraient transportées par avion ont été mitigées.

La « Lutte pour sauver les Juifs éthiopiens », un groupe qui réunit des militants et des familles luttant pour faire venir leurs proches en Israël, et qui a mené une campagne intensive sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, a déclaré que c’était « un grand moment », mais a promis de continuer à se battre pour que les milliers restants soient également amenés.

Joe Feit, fondateur et président de la « Lutte pour sauver les Juifs éthiopiens ». (Autorisation)

Joe Feit, président de la « Lutte pour sauver les Juifs éthiopiens », la seule organisation sur le terrain fournissant de la nourriture et une assistance médicale aux communautés d’Addis-Abeba et de Gondar, a indiqué au Times of Israel : « L’action du gouvernement n’est ni adéquate ni crédible. Elle est inadéquate parce que toutes les personnes répondant aux critères énoncés dans la décision du gouvernement de 2015 étaient censées se trouver en Israël dans les cinq ans suivant cette décision, et non pas seulement une fraction d’entre elles. La nouvelle action du gouvernement n’est pas crédible car, étant donné les restrictions sanitaires, il semble très peu probable que cette action, comme les décisions gouvernementales précédentes, soit mise en œuvre en temps voulu et conformément à ses conditions. »

Pnina Tamano-Shata a écrit sur Facebook : « Après d’âpres négociations avec le bureau du Premier ministre et le ministère des Finances, avec le soutien total du chef de mon parti Benny Gantz… nous avons réussi ! Un accord final a été conclu avec le ministère des Finances qui permettra à 2 000 personnes de venir en Israël [d’ici à] la fin de 2020. J’ai l’intention d’atteindre l’objectif, puis d’achever de faire venir toutes les personnes qui attendent encore, ce qui conduira à la fermeture des camps d’ici la fin 2024. »

Et d’ajouter : « Il est dit que ‘celui qui sauve une vie sauve le monde entier’. Pour de nombreuses familles qui vivent ici dans la douleur et pour ceux qui attendent depuis de nombreuses années d’immigrer en Israël et qui vivent maintenant dans la faim, c’est une bouée de sauvetage. »

Les familles qui attendent dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba – qui représentent environ un quart du nombre total – sont dans l’attente depuis plus de 20 ans, et les autres, dans la ville de Gondar, depuis 15 à 20 ans.

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