Le grand rabbin de Jérusalem présente ses condoléances à la famille d’Iyad Halak
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Le grand rabbin de Jérusalem présente ses condoléances à la famille d’Iyad Halak

Le ministre de la Sécurité publique ne rendra pas visite à la famille après que le père a fait savoir qu'il ne voulait pas que des représentants du gouvernement israélien viennent

Le grand-rabbin de Jérusalem Aryeh Stern s'entretient avec des membres de la famille d'Iyad Halak et leur adresse ses condoléances, le 2 juin 2020. (Autorisation : Municipalité de Jérusalem)
Le grand-rabbin de Jérusalem Aryeh Stern s'entretient avec des membres de la famille d'Iyad Halak et leur adresse ses condoléances, le 2 juin 2020. (Autorisation : Municipalité de Jérusalem)

Le grand rabbin ashkénaze de Jérusalem, Aryeh Stern, a adressé ses condoléances mardi soir à la famille d’Iyad Halak, un homme de 32 ans de Jérusalem-Est atteint d’autisme, qui a été abattu par la police samedi.

Lors de cette visite, Aryeh Stern était accompagné de fonctionnaires de la municipalité de Jérusalem et a également rencontré des chefs religieux musulmans, exprimant sa tristesse à la famille pour cette tragédie, a rapporté son bureau.

Iyad Halak a été abattu dans la Vieille Ville de Jérusalem samedi, la police ayant déclaré qu’il semblait tenir une arme à feu. Mais il n’était pas armé et n’avait apparemment pas compris les ordres des officiers de s’arrêter alors qu’il passait près de la Porte des Lions. Il se serait enfui à pied et se serait caché dans un local à ordures, où il a été abattu.

Les policiers impliqués ont donné des récits contradictoires des événements, un commandant ayant dit aux enquêteurs qu’il avait exhorté son subordonné à cesser le feu, un ordre qui n’a pas été suivi, a-t-il dit, selon les rapports des médias en hébreu. L’officier a réfuté le récit du commandant.

Les deux hommes ont été interrogés samedi. Un officier a été placé en résidence surveillée, et son commandant a été libéré sous des conditions restrictives.

Les enquêteurs cherchaient à savoir si Iyad Halak n’avait été abattu qu’après s’être réfugié dans le local à poubelles, et non pendant la poursuite à pied. Des témoins ont déclaré qu’au moins sept coups de feu avaient été tirés dans sa direction.

Iyad Halak. (Autorisation)

Une aide-soignante qui accompagnait Iyad Halak a déclaré dimanche aux médias israéliens qu’elle avait dit aux policiers qu’il était « handicapé » et qu’il ne comprenait pas leurs ordres, mais qu’ils ont ignoré ses cris.

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a fait part de son chagrin à la suite de cet incident, assurant qu’il ferait l’objet d’une enquête rapide.

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