Gantz exprime son chagrin après la mort d’Iyad Halak tué par la police
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Gantz exprime son chagrin après la mort d’Iyad Halak tué par la police

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui présidait la réunion hebdomadaire, n'a pas fait de commentaires

Iyad Halak. (Autorisation)
Iyad Halak. (Autorisation)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a exprimé, dimanche, son chagrin suite à la fusillade qui a tué un Palestinien originaire de Jérusalem-Est atteint de troubles autistiques et qui était lui-même désarmé. Les agents de police qui ont ouvert le feu ont expliqué avoir cru qu’il avait une arme.

« Nous sommes désolés de l’incident au cours duquel Iyad Halak a été mortellement blessé par balle et nous partageons le chagrin de la famille », a déclaré Gantz lors de la réunion de cabinet. « J’ai la certitude que ce dossier fera l’objet d’une enquête rapide et que des conclusions pourront être tirées ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui présidait la réunion, n’a pas fait de commentaires.

Iyad Halak, 32 ans, est mort dans la Vieille Ville de Jérusalem, samedi matin. Les policiers ont indiqué avoir cru qu’il portait une arme. Halak était en réalité désarmé et il n’a apparemment pas compris les ordres des agents qui lui demandaient de s’arrêter alors qu’il passait aux abords de la porte des Lions. Il se serait ensuite enfui, à pied, et il se serait caché dans un local à poubelles, où il a été abattu.

Le Premier ministre d’alternance et ministre de la Défense Benny Gantz lors d’une réunion du cabinet du nouveau gouvernement dans la salle Chagall de la Knesset, à Jérusalem, le 24 mai 2020 (Crédit : ABIR SULTAN / POOL / AFP)

Les policiers ont fait des récits contradictoires des événements. Le commandant a déclaré aux enquêteurs avoir demandé à ses subordonnés de cesser le feu, un ordre qui n’aurait pas été suivi, selon des informations parues dans les médias en hébreu.

L’agent mis en cause a démenti le récit des faits livré par le commandant.

Les deux policiers ont été interrogés samedi après lecture de leurs droits, a fait savoir la chaîne Kan. L’agent soupçonné du tir mortel a été assigné à résidence et son commandant est sorti de détention – il devra par ailleurs se soumettre à des mesures de restriction.

Les enquêteurs sont également en train de déterminer si Halak a été tué seulement après son entrée dans le local à poubelles et pas pendant la chasse à pieds. Les témoins ont fait état d’au moins sept tirs.

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