Le Hamas échangerait le retour au calme contre l’arrêt des raids israéliens
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Le Hamas échangerait le retour au calme contre l’arrêt des raids israéliens

Alors que les émeutes le long de la barrière de sécurité semblent se calmer, l'armée israélienne serait préoccupée par une possible flambée de violence en Cisjordanie

Des Palestiniens crient des slogans lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, à l'est de la ville de Gaza, le 14 mai 2018. (MAHMUD HAMS/AFP)
Des Palestiniens crient des slogans lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, à l'est de la ville de Gaza, le 14 mai 2018. (MAHMUD HAMS/AFP)

Le groupe terroriste du Hamas chercherait à réduire le nombre de frappes aériennes israéliennes dans la bande de Gaza, offrant de freiner la violence le long de la frontière en échange d’un sursis aux raids israéliens.

Selon le site d’information Walla, le Hamas a fait savoir à l’armée israélienne qu’il empêcherait les manifestants palestiniens de se battre le long de la frontière entre Gaza et Israël si l’armée israélienne lançait moins de frappes aériennes sur ses positions dans l’enclave côtière.

Cette offre intervient alors que le nombre d’émeutiers palestiniens a chuté de façon drastique mardi, avec seulement 4 000 personnes qui, selon l’armée, ont participé aux affrontements frontaliers. Cela est à comparer aux quelque 40 000 Palestiniens qui ont participé à des émeutes violentes le long de la barrière de sécurité de Gaza la veille.

Alors que les émeutes à la frontière de Gaza semblent faiblir, l’armée s’inquiète de la perspective d’une recrudescence de la violence en Cisjordanie pendant le mois de la fête du Ramadan, qui a commencé mardi soir, selon la Dixième chaîne de télévision.

Des dizaines de milliers de Palestiniens se sont joints aux manifestations organisées par le Hamas à la frontière de Gaza et des centaines d’autres ont affronté les soldats israéliens à la périphérie de Jérusalem et ailleurs en Cisjordanie, marquant le 70e anniversaire de ce qu’ils appellent la Nakba, ou « catastrophe », de la création d’Israël en 1948, ainsi que le transfert de l’ambassade des États-Unis dans la capitale d’Israël lundi après-midi.

Israël a tenu le Hamas pour responsable de la violence meurtrière, affirmant que le groupe terroriste a encouragé et dirigé les manifestations à Gaza, qui comprenaient des attaques contre les soldats israéliens et des tentatives de franchir la barrière frontalière. L’armée a déclaré dimanche que le Hamas avait l’intention d’envoyer des terroristes armés à travers toute brèche dans la clôture pour « massacrer » les Israéliens.

Mardi, 60 Palestiniens auraient été tués dans les affrontements selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, et 2 771 autres blessés à des degrés divers. L’armée israélienne a déclaré qu’au total, au moins 24 des personnes tuées par les soldats israéliens lundi ont été identifiées par la suite comme étant des membres connus d’organisations terroristes.

« La plupart des personnes tuées appartenaient au groupe terroriste du Hamas et certaines au Jihad islamique palestinien », a déclaré l’armée, citant les conclusions d’une enquête conjointe avec le service de sécurité du Shin Bet.

Pour le Hamas, le groupe terroriste qui dirige Gaza et cherche à détruire Israël, la manifestation frontalière de lundi a été le point culminant d’une campagne de plusieurs semaines pour tenter de briser le blocus sur le territoire. Israël affirme que le blocus est nécessaire pour empêcher le Hamas d’acquérir des armes et d’attaquer l’État juif.

Mardi, l’armée a déclaré que les soldats israéliens ont déjoué une tentative d’incursion en territoire israélien par une cellule de huit agents armés du Hamas dans le nord de la bande de Gaza pendant les affrontements frontaliers de lundi. Les huit terroristes présumés ont été tués dans la fusillade avec des soldats de l’unité d’élite Maglan de Tsahal, a déclaré l’armée.

Après l’attaque déjouée, l’armée israélienne a également bombardé un avant-poste du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, en utilisant un char et un avion, a indiqué Tsahal. Au total, l’armée israélienne a déclaré que quatre tirs de Palestiniens contre des soldats israéliens ont eu lieu tout le long de la frontière de Gaza, ainsi que quatre attaques à l’aide d’engins explosifs artisanaux.

L’armée israélienne a déclaré que ses avions avaient frappé 11 « cibles terroristes » dans un camp militaire du Hamas lundi et que les chars d’assaut ont ciblé deux positions du Hamas.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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